Il est possible, pour une personne non-propriétaire d'un terrain, de déposer une demande de permis de construire. Le demandeur doit avoir obtenu préalablement l'accord du propriétaire ou agir sur mandat de celui-ci. Cette faculté est prévue par l'article R. 423-1 du Code de l'urbanisme.
Pour réaliser d'importants travaux, un projet d'extension ou de construction, un non-propriétaire est en droit de faire une demande de permis de construire à partir du moment où celui-ci a l'accord du propriétaire ou bien s'il est mandaté par ce dernier (article R*423-1 du Code de l'urbanisme).
L'article 555 du code civil régit les rapports entre « le propriétaire du fonds » et les « tiers » qui y ont réalisé des plantations, constructions et ouvrages. Un tiers est une personne n'ayant aucun droit sur le sol. L'accession peut jouer entre concubins (Civ.
L'autorisation de construire sur le terrain d'autrui n'empêche pas de devoir démolir. Le tiers autorisé par le propriétaire à construire sur le terrain de ce dernier n'est pas considéré comme un constructeur de bonne foi au sens de l'article 555 du Code civil et peut être condamné à démolir l'ouvrage à ses frais.
Qui peut déposer une demande ? La personne physique ou morale, propriétaire du terrain ou de l'immeuble concerné par le projet de construction, demande l'autorisation d'urbanisme adaptée à son projet.
Dans quel cas peut-on déposer soi-même son permis de construire ? Vous avez le droit de déposer vous-même le dossier de permis de construire de votre maison si la surface de plancher* ne dépasse pas les 150 m². Si vous faites une extension de plus de 40 m² la demande de permis est également obligatoire.
On estime à environ 50 € HT/m² le tarif habituellement demandé par un architecte pour la constitution d'un dossier de permis de construire et son dépôt en mairie, avec un prix minimum de 1 500 € HT.
Par un arrêt du 4 mars 2021, la Cour de cassation rappelle qu'il n'y a pas de petit empiètement. Quelle que soit son ampleur, un empiètement doit être sanctionné par la démolition de l'ouvrage qui empiète [1]. Il est des conflits de voisinage qui prennent toute une vie.
Celui qui est propriétaire d'un terrain, est également seul propriétaire de toutes les constructions réalisées dessus. Juridiquement, la construction constitue un bien propre par accessoire. Votre époux(e) est donc propriétaire de la maison que vous avez pourtant financé à deux.
Concrètement, cela signifie que le propriétaire du terrain acquiert automatiquement la propriété de tous les ouvrages (bâtiments ou constructions) qui s'y trouvent. L'adage ne dit-il pas que bâtir sur autrui, c'est bâtir pour autrui ? Cette règle générale vaut en principe également pour les époux et les cohabitants.
L'État détient la propriété du sous-sol. Changer de régime en accordant aux particuliers une partie de la redevance faciliterait l'exploitation des richesses minières. En France, quand on possède un terrain, on est seulement propriétaire… des vers de terre.
Vous pouvez faire bâtir une maison sur un terrain qui appartient à vos parents si ceux-ci sont d'accord. Toutefois, il faut consulter un notaire pour savoir comment cette opération doit être réalisée pour que vos intérêts ainsi que ceux de vos parents et de vos frères et sœurs soient bien préservés.
Si la clôture de votre voisin empiète sur votre terrain, vous êtes en droit d'en demander la démolition. Cette demande doit faire l'objet d'une tentative de règlement amiable du litige, qui, en cas d'échec, sera portée devant le tribunal judiciaire.
Une construction est considérée légale si d'une part elle a été construite avant la loi du 15 juin 1943 relative au permis de construire ou conformément à une législation applicable à l'époque de la construction ou conformément au permis de construire accordé.
La demande de transfert du permis de construire doit être déposée en mairie, à l'aide du formulaire Cerfa n° 13412*05 (téléchargeable sur Internet ou à retirer en mairie). Le formulaire doit être complété et signé en 4 exemplaires, déposé en mairie ou envoyé par lettre recommandée avec accusé de réception.
Selon la loi, la « propriété du terrain emporte la propriété du dessus et du dessous ». Cela signifie que lorsqu'une maison est construite sur un terrain, elle appartient au propriétaire de cette parcelle.
Selon le code de l'urbanisme, tous les terrains sont divisibles. En revanche, tous les terrains issus d'une division ne sont pas forcément constructibles. Généralement, le principe d'une division parcellaire en secteur urbain vise à détacher un terrain depis un terrain existant sur lequel existe déjà une construction.
Une construction ne peut être édifiée sur un terrain indivis qu'avec l'accord de tous les coïndivisaires. En effet, chaque indivisaire exerce ses droits en commun avec l'ensemble des autres propriétaires indivis.
La loi permet à une personne occupant un bien depuis plus de 30 ans d'en devenir propriétaire, à certaines conditions, sans qu'il n'ait à payer ni à fournir de titre ou de preuve de sa bonne foi (art. 2262 du code civil). En attendant, il en est le "possesseur".
Si vous êtes en présence d'un mur mitoyen et que vous avez obtenu l'accord de votre voisin, vous pouvez fixer ce que vous souhaitez sur le mur, à la seule condition que sa structure ne soit pas menacée. Evitez donc de créer des ouvertures trop larges, un simple trou de fixation peut suffire.
Confronté à un empiètement sur votre terrain, vous pouvez en demander la démolition pure et simple, sur la base de l'article 545 du code civil qui prévoit que « Nul ne peut être contraint de céder sa propriété, si ce n'est pour cause d'utilité publique, et moyennant une juste et préalable indemnité. »
Les motifs de rejet peuvent être divers : incohérence des plans, pièces manquantes, non-respect d'une règle d'urbanisme, mauvaise intégration du projet dans son environnement, etc… En fonction des arguments avancés, plusieurs solutions existent pour obtenir votre permis de construire.
De moins de 150 m²
Vous n'êtes pas obligé de recourir à un architecte quand vous construisez un bâtiment autre qu'agricole, comme une maison individuelle, dont la surface de plancher : Unité de calcul des surfaces des constructions servant à la délivrance des autorisations d'urbanisme est inférieure ou égale à 150 m².
Quels sont les travaux sans permis de construire ? Les travaux de construction ou d'extension créant une surface au sol n'excédant pas 150 m² ne nécessitent pas de permis. Toutefois, ils peuvent être soumis à la déclaration préalable.