Les gravures peuvent se nettoyer et se restaurer. L'opération est facile mais requiert soin, adresse et délicatesse. Trempez-la pendant une heure dans un bain de 3/4 d'eau et 1/4 d'eau oxygénée, additionnée d'un peu d'ammoniaque. Rincez à l'eau froide, épongez entre deux buvards et faites sécher.
Cette technique consiste à imprimer une image à partir d'une plaque en métal (fer, cuivre, zinc ou acier) sur laquelle le motif est gravé en creux grâce à un mordant (à l'époque l'acide nitrique, aujourd'hui le perchlorure de fer).
On nomme eau-forte, l'ensemble des procédés de gravure chimique. Les mordants les plus employés sont l'acide nitrique et le chlorure ferrique en solutions aqueuses. L'eau-forte peut servir la taille d'épargne comme la taille-douce, mais c'est avec cette dernière qu'elle s'est le plus diversifiée.
Le principe est simple : sur la plaque de métal préalablement recouverte d'un vernis à graver, l'artiste dessine son motif à la pointe métallique. La plaque est ensuite placée dans un bain d'acide qui « mord » les zones à découvert et laisse intactes les parties protégées.
À plat, la lithographie
Contrairement à la gravure, qui laisse une empreinte en relief sur le papier, l'impression à plat se fait par transfert. Ce procédé fait principalement référence à la lithographie, ou impression sur pierre.
Divers acides sont adaptés à la gravure de l'acier, tels que l'acide muriatique ou chlorhydrique (HCL), l'acide nitrique (HNO3) ou encore l'acide sulfurique (H2SO4).
L'eau-forte est aisément reconnaissable, car l'encrage présente plusieurs tonalités et le trait tremble légèrement, de plus la distance entre la cuvette et le dessin n'est pas supérieure à 2 cm car le cuivre est difficile à nettoyer et enfin dans les parties les plus contrastées le relief d'encre est visible à la loupe ...
L'aquatinte ou aquateinte est un procédé de gravure à l'eau-forte. Ce procédé consiste à saupoudrer une plaque de métal d'une couche de poudre de résine protectrice (colophane ou bitume) plus ou moins dense. La plaque est alors chauffée avant d'être plongée dans un bassin d'acide.
1-a/ la solution bleuit car les ions nitrate réagissent avec le cuivre pour donner du nitrate de cuivre.
L'aquatinte se reconnaît à la trame laissée dans des aplats de valeur sur la gravure.
La linogravure fait partie des techniques de gravure en relief, ou taille d'épargne. Comme pour la technique, très similaire, de la gravure sur bois, elle consiste à évider certaines parties de la plaque de linoleum et à encrer les parties intactes (non évidées), pour imprimer le motif qu'on a ainsi créé.
Image à caractère artistique, imprimée, le plus souvent sur papier, par le moyen d'une matrice traitée en relief (gravure sur bois, sur linoléum), en creux (sur métal : taille-douce) ou à plat (lithographie, sérigraphie).
Le produit passe-partout : le vinaigre blanc
Pour ce faire, versez 25 cl de vinaigre blanc dans 75 cl d'eau chaude. Imbibez une éponge avec cette solution, nettoyez, puis essuyez à l'aide d'un chiffon microfibre.
Procédure de restauration de l'estampe :
Après des tests sur les pigments, le restaurateur a dépoussiéré ce document avant de le laver en bain aqueux rapidement pour éliminer les résidus d'oxydation du papier, rétablir un PH acceptable et restituer un peu de solidité au papier.
Cette technique consiste à plonger le document dans un bain d'eau de javel diluée (1 bouchon maximum par litre d'eau). Vérifiez l'absence de décoloration des pigments en tamponnant d'abord un coin du document. Baignez-le 15 minutes au maximum, en surveillant la progression du blanchiment.
La gravure
Une gravure ne comporte aucune trame et se reconnaît à la cuvette qui entoure le motif, cuvette provoquée par l'enfoncement de la planche de cuivre dans le papier mouillé.
On les reconnaît à l'irrégularité de la trame d'impression, de la profondeur et des noirs. Les reproductions modernes présentent une trame régulière et une surface parfaitement lisse. La qualité du papier (texture, grain, poids…) est typique d'une époque et des lieux de production.
Il s'agit d'une petite loupe qui permet de vérifier si la signature représente un coup de crayon ou une impression. Une estampe authentique doit être signée. Le coup de crayon doit être apposé par l'artiste lui-même. Dans le cas contraire, la signature a été gravée dans la plaque lithographique.
Polir la pièce à noircir, la chauffer légèrement, frotter la partie à noircir avec le baton, laisser sécher et retirer l'excédent de cire avec du papier absorbant. Les prix des produits contenant des métaux précieux peuvent varier.
Perchlorure de Fer, indispensable pour révéler votre Damas. Le perchlorure de fer (FeCl3), également appelé chlorure ferrique est un composé chimique qui forme une solution acide marron après dilution.
Fabriquer le chlorure ferrique à partir du minerai de fer consistera à faire dissoudre le minerai dans de l'acide chlorhydrique, suivi d'une transformation du chlorure ferreux avec l'aide du dichlore. Enfin, il faudra faire dissoudre du fer dans le chlorure ferrique obtenu.
La présence de la signature de l'artiste, sa cotation, ou encore le numéro de tirage d'une édition limitée d'estampes. La conservation : les traces du temps sont un gage d'authenticité. Petits trous, taches et déchirures peuvent donc ajouter une valeur certaine à votre gravure ancienne ou estampe.
Les critères de valeur
La valeur d'une lithographie dépend de la rareté du tirage, de la qualité du tirage, mais également de sa signature et de sa numérotation.
Que ce soit en ligne ou en situation réelle, l'expert habilité à faire une estimation n'est autre que le commissaire-priseur. Ce dernier peut estimer la valeur d'œuvres d'art en votre possession, et il peut également en faire la vente depuis sa maison de vente après expertise.