Le film a été tourné au Canada et en Jordanie.
Le film est une adaptation de la pièce de théâtre de Wajdi Mouawad. Le réalisateur canadien a eu carte blanche de l'auteur pour en tirer un film totalement libre. Le tournage a eu lieu essentiellement en Jordanie pour confondre un peu les cartes.
Une partie de l'histoire se déroule au Québec, l'autre au Liban. A la mort de leur mère Nawal, les jumeaux Simon et Jeanne, se voient remettre chacun une lettre : l'une est destinée à leur père qu'ils pensaient mort, l'autre à leur frère dont ils ignoraient l'existence.
Il y a "incendie" dans le sens où ces personnes ont l'impression d'être en enfer à cause des malheurs qui leur arrivent. Elles "brûlent" littéralement. Elles auraient besoin d'eau pour arrêter le feu qu'elles ont en elles.
Un film terrible parce- qu'exempt de pathos, qui prend aux tripes, porté par l'interprétation sans failles de l'actrice Lubna Azabal.
Feu Nawal Marwan, Canadienne célibataire originaire du Moyen Orient vient de mourir d'un choc, après avoir rédigé son testament. Elle y règle sa succession et, par la même occasion, révèle l'existence d'un frère, enfant de l'amour qu'elle a eu jadis (vraisemblablement avec son amant, un réfugié palestinien).
Après avoir appris la vérité, les jumeaux remettent les deux lettres à Nihad Harmanni. Nawal a enfin droit à son épitaphe, « La vérité est faite, le fil de la haine est coupé ». La scène finale du film montre Harmanni se recueillant sur la tombe de sa mère.
Nawal rencontre Sawda, une réfugiée vivant dans son village natal, qui la suit à la sortie du cimetière et dit connaître Wahab. Elle réclame l'aide de Nawal pour apprendre à son tour à lire et à écrire.
Jeanne est la fille de Nawal et la sœur de Simon, à la mort de Nawal le notaire remet une lettre à Jeanne, c'est sa mère qui lui a laissé une lettre pour qu'elle retrouve son père.
Tout au long de l'oeuvre, Nihad Harmanni, également appelé Abou Tarek possède différents rôles. Père, frère mais également fils ; Nihad est le personnage clé de cette histoire, ainsi que la révélation de l'enquête que les personnages nous invitent à partager avec eux. pp. 107-110 Nihad Monstre tueur.
Nawal découvre en Nihad son fils, qu'elle avait été obligée d'abandonner pour ne pas déshonorer sa famille, qui est aussi le père des jumeaux, nés d'un viol qu'elle avait subi en prison pendant la guerre. Ceci constitue le nœud tragique central de la pièce, faite de naissances, de violence et de guerre.
Détenue dans une prison secrète du Sud-Liban, de toute évidence la prison de Khiam, Nawal Marwan est violée par un gardien. Enceinte de son bourreau, elle accouche de jumeaux, ceux-là mêmes qui rechercheront leurs origines. C'est la trame principale du film.
J'ai choisi cette œuvre car elle abordait des thèmes qui m'intéressent. En effet, Incendies évoque de manière poignante les horreurs de la guerre civile et le chaos dans lequel elle plonge un pays.
Daresh est une ville fictive tirée du film du cinéaste Denis Villeneuve dans son oeuvre cinématographique Incendie. Ce film est une adapatation de la pièce de théâtre de Wajdi Mouawad ayant pour cadre la guerre du Liban (1975-1990).
Les premières photos saisissantes des incendies en Gironde
Plusieurs montres de feu ont frappé le département girondin cet été brûlant près de 30 000 hectares notamment à Landiras, dans le Sud-Gironde, et à La Teste-de-Buch, près du Bassin d'Arcachon.
Synonyme : conflagration, conflit, convulsion, crise, déchaînement, explosion, sédition. – Littéraire : embrasement.
À l'intérieur des prisons du bourreau Abou Tarek, le viol est également une arme de destruction de la résistance3. Pour Nawal, violée par Abou Tarek, la question du choix ne s'est pas posée : elle n'a pas choisi de garder les jumeaux, elle les a mis au monde dans sa cellule, puis on les lui a arrachés pour les tuer…
On peut donc en déduire que Nihad, a toujours eu le sentiment d'avoir été jugé indigne par sa mère. Nihad a longtemps recherché cette identité perdue. En effet, nous pouvons voir que ce personnage connaît peu d'information sur son passé notamment sa naissance.
Après cette confrontation devant la justice, Nawal décide d'ailleurs de se taire à l'été 97. Elle ne reprend réellement la parole que dans les dernières scènes de la pièce lorsqu'elle s'adresse tantôt à son bourreau, tantôt à ses enfants. Dans sa lettre au père, Nawal écrit à son bourreau, Abou Tarek : NAWAL.
La complexité de la pièce réside dans la modulation des personnages découverts à des âges différents (Marwan, Sawda, Nihad), portant deux noms (Jeanne/Jannaane, Simon/Sarwane, Nihad Harmanni/Abou Tarek) ou exerçant des métiers divers (Antoine Ducharme, par exemple, est infirmier puis technicien dans un théâtre).
À la fin de sa lettre aux jumeaux, Nawal pose la question « Pourquoi ne pas vous avoir parlé? » Sa réponse est parce qu'« Il y a des vérités qui ne peuvent être révélées qu'à la condition d'être découvertes » (Mouawad, 2009 : 132). Parfois ce n'est pas ce qu'on dit qui compte, mais ce qu'on ne dit pas.
Le lecteur apprend qu'elle est enceinte de Wahab : « J'ai un enfant dans mon ventre, Wahab ! ». Cependant, lorsque sa mère apprend la nouvelle, au chapitre 6, elle lui pose un ultimatum : soit elle garde l'enfant et quitte le village, soit elle l'abandonne. Nawal décide alors d'abandonner le bébé à la naissance.
« Œdipe roi », Sophocle
Comparaison avec Incendies : Ces deux histoires se ressemblent puisque dans l'un un fils enfante sa mère, sans savoir que c'est ça mère et dans l'autre c'est la même chose même si le contexte, l'histoire autour de cette tragédie ne sont pas les mêmes.
Nazira Zain al-Din (aussi écrit Zeineddine ou Zayn al-Din ; née en 1908 à Constantinople et morte en 1976) est une universitaire libanaise druze. Elle est l'une des écrivaines arabes les plus importantes de son temps et qui est engagée contre ce qu'elle estime être des pratiques dégradantes de sa culture.