Le règlement complet d'une succession est propre à chaque dossier. En tout état de cause, un délai de 6 mois s'impose aux héritiers pour établir la déclaration de succession et payer les droits de succession. En cas de retard, un intérêt de 0,20 % par mois est dû.
En pratique, les démarches sont effectuées avec le concours du notaire chargé de la succession. Les services fiscaux doivent vous répondre dans les 2 mois (à compter de la réception de votre demande). En cas d'accord, vous devrez présenter vos garanties dans un délai de 4 mois.
Successions Standard: Pour les successions simples et sans complications, le délai est généralement compris entre 3 et 6 mois. Cas Complexes: Pour des successions impliquant des litiges ou des patrimoines importants, le processus peut s'étendre au-delà de 6 mois.
En tant que successible, vous avez 6 mois pour accepter ou refuser la succession, à compter du jour de l'ouverture de celle-ci (généralement à la date du décès).
Il arrive parfois que le Notaire fasse « trainer » une succession. Cette situation dans laquelle le temps de règlement de la succession est anormalement long peut être due à un certain ressenti du Notaire : celui d'un défaut d'accord des héritiers et successibles sur les conditions de règlement de la succession.
Si votre mail demeure sans réponse, faites-lui parvenir un courrier recommandé avec accusé de réception. Si le notaire continue de retarder la succession, demandez à votre avocat de saisir le médiateur des notaires. Sa saisine permet de trouver une solution de compromis pour accélérer le partage des biens.
Vous devez d'abord faire une réclamation auprès du président du conseil régional ou interrégional des notaires. Si vous n'êtes pas satisfait de la décision prise par l'autorité locale de la profession, vous pouvez saisir la juridiction disciplinaire des notaires ou la justice civile ou pénale.
La succession peut être constituée de biens immobiliers, de liquidités disponibles sur des comptes bancaires ou livrets d'épargne, mais aussi de meubles, bijoux, vaisselles par exemple. En l'absence d'inventaire, l'ensemble des biens meublants le patrimoine immobilier du défunt (meubles, bijoux, tableaux, etc.)
Pour le partage de la succession (attribution des biens après la déclaration), les délais peuvent être plus longs si les héritiers ne s'accordent pas. Il n'y a pas de date butoir. Une médiation ou un avocat peut aider. Si le retard provient du notaire, relancez-le par téléphone.
Il est important de savoir que tout héritage, qu'il provienne d'une donation, d'une succession ou encore d'une assurance vie doit obligatoirement être déclaré à l'administration fiscale.
Tous les héritiers doivent participer pour régler les frais de notaire à la suite d'une procédure successorale. Ces frais sont demandés par l'officier ministériel pour rémunérer sa prestation.
Sachez que le conjoint ou l'un des héritiers ou légataires peut également se faire librement assister d'un second notaire, voire d'un avocat, qui interviendront alors en qualité de conseils à côté du notaire officiellement en charge de l'ouverture et du suivi de cette succession.
Quand une succession est-elle terminée ? La signature de l'acte de partage par le ou les héritier(s) marque la fin de la succession. Il convient de préciser que le notaire a en principe un rôle neutre.
Le délai pour obtenir un acte de notoriété peut varier en fonction de la complexité de la situation, de la disponibilité du notaire et de la collecte des informations nécessaires. En règle générale, cela peut prendre de quelques semaines à quelques mois.
En utilisant la « recherche de succession vacante » accessible sous « mes démarches », vous pourrez voir à quelle étape se situe le dossier, et connaître le pôle de gestion des patrimoines privés ou le service local du Domaine compétent à contacter si besoin.
Le blocage de la succession peut résulter de différentes situations. L'héritier peut ne pas avoir opté, auquel cas une sommation par acte extrajudiciaire peut lui être adressée une fois son délai de réflexion écoulé. Ensuite, les héritiers peuvent être en désaccord s'agissant du partage de la masse successorale.
Délai minimal
À partir de l'ouverture de la succession, vous avez 4 mois pour exercer l'option successorale. Pendant cette période, personne ne peut vous obliger à faire un choix.
Les enfants et leurs descendants : Ils héritent en parts égales. Les parents, frères et sœurs : Si l'un des parents est décédé, la moitié de sa part va aux frères et sœurs. Les ascendants autres que les parents (grands-parents, arrière-grands-parents).
Le partage consiste à attribuer à chaque héritier des biens pour une valeur égale à celle de ses droits dans l'indivision. Les héritiers composent des lots correspondant aux droits de chacun. Ils répartissent les lots entre eux d'un commun accord ou par tirage au sort.
En matière fiscale, 2 options se présentent : soit on prend la valeur totale des objets (mobilier, tableaux…), soit on applique la règle de l'administration fiscale qui évalue forfaitairement le mobilier à 5% du montant de l'actif net de la succession.
En théorie, chaque héritier doit recevoir des biens dont la valeur totale est égale à ses droits dans l'indivision (on y reviendra). Les héritiers composent des lots de meubles qu'ils se répartissent ensuite d'un commun accord ou par tirage au sort.
Si votre frère ou sœur ne veut pas signer la succession, il convient dans un premier temps de vous rapprocher de lui ou elle afin de tenter une solution amiable et éviter une procédure judiciaire. Même dans le cadre de la phase amiable, vous pourrez solliciter les services d'un Avocat en succession.
S'il ne répond pas, adressez-lui une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception en l'informant de votre volonté de saisir la chambre des notaires s'il ne réagit pas. Notre conseil : Restez respectueux et courtois, car votre interlocuteur est un officier ministériel.