— Qu'est-ce qu'optimisme ? disait Cacambo. — Hélas ! dit Candide, c'est la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal » ; et il versait des larmes en regardant son nègre ; et en pleurant, il entra dans Surinam.
Cacambo est le valet de Candide : celui-ci l'a rencontré à Cadix (« C'était un quart d'Espagnol, né d'un métis dans le Tucuman ; il avait été enfant de chœur, sacristain, matelot, moine, facteur, soldat, laquais »).
Candide a chargé Cacambo de passer à Buenos Aires pour racheter Cunégonde et la vieille, tandis qu'il se rend directement à Venise. Désespéré par le vol de ses dernières richesses, il décide d'emmener avec lui l'homme le plus malheureux de la province. Il choisit, parmi une foule de prétendants, le philosophe Martin.
Dans Candide, la réflexion porte sur l'existence du mal et les conditions du bonheur. Les thèses optimistes et pessimistes s'affrontent par l'intermédiaire du leibnizien (philosophe qui pense que tout doit se produire quoiqu'il se passe, que tout se produit par Dieu) Pangloss et du manichéen Martin.
Le personnage de Candide confronte l'optimisme de Pangloss à l'évidence du mal, dans la nature et dans la société, dans l'Ancien et le Nouveau Monde, dans le christianisme comme dans l'islam : il le rejette comme un système sans prise sur le réel, tout comme il fait avec la philosophie inverse de Martin.
Candide reprend cette idée, en s'exprimant : "chacun se mit à exercer ses talents" et la petite société prend sens. La morale de Voltaire est que le travail (jardinage) évite l'ennui (occupe le temps), le besoin ( car il produit de la richesse) et le vice (car il n'est pas tenté de dérober les biens d'autrui ).
Pangloss enseigne la métaphysico-théologo-cosmolonigologie. Il est le représentant de la philosophie de l'optimisme.
Selon lui, le monde même créé par Dieu n'est pas parfait, mais il est la meilleure version qu'il puisse exister. C'est donc la philosophie optimiste que soutient Pangloss.
Dans Candide, Voltaire utilise de nombreux exemples pour montrer que le monde n'est pas parfait et que l'optimisme est une illusion. Il mentionne la guerre, la famine et la pauvreté, ainsi que les maladies et les catastrophes naturelles comme le tremblement de terre de Lisbonne en 1755.
"Candide", le nom du héros, et en l'occurrence le titre éponyme de l'oeuvre est un nom bien significatif qui indique qu'à priori on a, ici, affaire à un personnage naïf, pure, innocent... "L'optimisme" est un mot d'origine latine, "optimus" signifiant "le meilleur".
Chapitre 9
Le juif à qui appartient Cunégonde arrive et sort un poignard pour tuer Candide. Celui-ci est rapide, il sort une épée et le transperce.
Une fin heureuse
Surtout, il a atteint l'objet ultime de sa quête : l'amour de Cunégonde. En outre, le conte se termine par une dénouement heureux. Tous les personnages trouvent leur place (« chacun se mit à exercer ses talents ») et leur bonheur est finalement accentué par des superlatifs : « Cunégonde [...]
Paquette : Ancienne femme de chambre au château des Thunder-ten-tronckh, elle est aussi une ancienne amante de Pangloss.
Martin est un Cacambo instruit. Comme ce dernier, il a été marqué par de multiples expériences. En fait, il faudrait plutôt parler d'épreuves. En effet, fin chapitre 19, on voit que Martin est choisi comme étant le plus malheureux parmi les plus malheureux.
D'où la célèbre phrase qui sert de conclusion au texte, "cela est bien, mais il faut cultiver notre jardin". Il y a bien sûr l'idée selon laquelle le bonheur doit trouver un sens modeste, le bonheur de la créature plutôt que celui de la divinité.
On fait un bel autodafé pour empêcher la terre de trembler. Pangloss est pendu, Candide est fessé. Chapitres 7 et 8 : Soigné par une vieille, Candide retrouve Cunégonde qui lui raconte son histoire.
Pangloss apprend a Candide que "tout est au mieux dans le meilleur des mondes possibles". C'est la théorie de l'optimisme du philosophe Leibnitz. Une fois encore Voltaire montre a quel point cette théorie est ridicule car les personnages sont poursuivis de malchance.
Voltaire dénonçait l'injustice sociale, l'intolérance religieuse et le pouvoir arbitraire. Ses idées appartenaient à l'esprit des Lumières, un mouvement philosophique, scientifique et littéraire du 18e siècle qui voulait défendre la Raison et la Liberté de l'Homme contre l'obscurantisme et les persécutions.
Doctrine philosophique d'après laquelle le monde est bon et le bien y tient plus de place que le mal. 2. Disposition d'esprit qui incline à prendre les choses du bon côté : Tempérament enclin à l'optimisme.
Persuadé que la fortune des nantis profite aussi aux plus démunis, il propose une des premières théories du ruissellement : réinvesties dans l'économie, les ressources des riches stimulent croissance et emploi.
L'optimisme désigne chez l'être humain un état d'esprit, durable ou passager, caractérisé par une perception positive du monde et de l'univers. Le fondement de l'optimisme moderne remonte à Socrate ; Platon l'a professé, puis Aristote.
Selon lui, l'optimisme de Leibniz était un concept dangereux qui ignorait les souffrances et les malheurs du monde réel. Voltaire croyait également que l'optimisme de Leibniz était une excuse pour l'inaction et la complaisance face aux problèmes sociaux, plutôt qu'une motivation pour les résoudre.
Le mot Pangloss est un nom créé par Voltaire à partir du grec πᾶν / pan (« tout ») et γλῶσσα / glossa (« langue »), ce qui signifie « toutes les langues ». Pangloss est un personnage de Candide ou l'Optimisme, conte philosophique de Voltaire paru à Genève en janvier 1759 .
Le récit a lieu au château du baron de thunder-ten-tronckh en Allemagne. Candide, un jeune homme dont la naissance est suspecte, sans richesse, est l'élève du philosophe Pangloss, indéfectible optimiste croyant en la perfection du monde.