L'Eldorado (en espagnol : le doré) est un pays utopique ou les habitants ne se soucient guère de l'or. Ce que décrit Voltaire, dans Candide, c'est une société idéale : les problèmes sont inexistants parce que "la meilleure forme de gouvernement" a été installée la-bas.
Le lieu décrit est une utopie : un monde est parfait en tout domaine. Politiquement, Eldorado s'apparente à une monarchie libérale dans la mesure où les sujets jouissent d'une liberté de pensées (politiques, religieuses ou philosophiques).
ELDORADO, subst. masc. A. − Pays fabuleux situé au nord de l'Amérique du Sud et regorgeant d'or et de produits précieux.
Ce passage de Candide se situe au chapitre 18 qui forme avec le chapitre précédent, au centre du conte, une parenthèse dans la description du monde rongé par le mal.
Les caractéristiques sociales propres à ce monde idéal
L'auteur propose un certain nombre d'hyperboles et de superlatifs présentant Eldorado comme un monde de perfection : "Jamais on ne fit meilleure chère, et jamais on n'eut plus d'esprit à souper qu'en eut Sa Majesté", etc.
Au cours des 16e et 17e siècles, les Européens croyaient à l'existence, quelque part dans le Nouveau Monde, d'un lieu d'une grande richesse connu sous le nom d'Eldorado. La quête de ce trésor a gâché la vie de nombreuses personnes, poussé un homme au suicide et mis un autre sous la hache du bourreau.
Chapitre XVIII : L'Eldorado, utopie et société idéale
Candide et Cacambo décident pourtant d'en partir, parce que Cunégonde manque à l'un d'eux, et que la richesse leur ouvre des perspectives..
L'Eldorado (de l'espagnol El Dorado : « le doré ») est une contrée mythique d'Amérique du Sud supposée regorger d'or.
Dénoncer la tragédie des migrants qui meurent en Méditerranée est le thème central d'Eldorado, qui met en scène des migrants mais aussi des marins secouristes. Ce roman dénonce l'horreur de leur situation tragique : « Le nombre de clandestins n'avait cessé d'augmenter », et ils meurent « au milieu des vacanciers. »
Cette mystérieuse cité de l'or des Incas n'existe pas, c'est un mythe.
Synonyme : éden, paradis, pays de cocagne.
Étymol.
[1579 Dorado « contrée fabuleuse de l'Amérique que les Espagnols situaient entre l'Orénoque et l'Amazone et qu'ils croyaient regorger d'or », mot esp. cité (Hist.
Voltaire, dans Candide, dénonce les illusions de l'Optimisme qui lui paraît à la fois ridicule et dangereux. Le philosophe Pangloss, persuadé que tout est mieux, justifie par des raisonnements artificiels les réalités les plus douloureuses.
Au cœur du récit de Candide, se glisse un autre genre de l'apologue : l'utopie. Ce terme qui vient du grec u-, « non », et topos, « lieu » et qui signifie littéralement « ce qui n'existe nulle part », est celui donné par Thomas More (1478-1534) à la cité idéale qu'il imagine dans son récit Utopia (1516).
Dans le pays heureux, l'Eldorado, le pouvoir a peu d'importance. Il existe dans Candide trois lieux du bonheur, autour duquel le conte s'articule (l'un occupe le dé- but, l'autre la fin, le troisième le centre). Chacun représente un bonheur possible.
Cole ramène le corps de Luc dans sa famille qui comprend encore trois fils et une fille, Joey. Celle-ci, désobéissant à son père qui reconnaît être responsable de la mort de son fils en lui ayant confié une mission au-dessus de son âge, tire sur Cole et le blesse dans le dos.
La "femme du Vottria 2004" : émigrée turque, venu en Italie pour trouver son Eldorado. Son fils a perdu la vie dans le bateau qui les a fait venir. Elle veut se venger à tout prix de l'homme responsable de son malheur. C'est une femme très belle et courageuse, dégageant une certaine noblesse.
Les principaux Personnages de Eldorado de Laurent Gaudé Le roman Eldorado tourne autour des récits de quatre personnages principaux. Le commandant italien Salvatore Piracci, les frères soudanais Soleiman et Jamal, Boubakar et une femme anonyme qui a perdu son enfant durant le voyage.
Le mythe de l'Eldorado naquit de récits fantastiques puisant leur source dans l'existence, prétendue, d'un souverain tellement riche qu'il se faisait oindre le corps de poudre d'or avant de prendre son bain en un lac mystérieux [1] caché au cœur de forêts profondes.
Candide reprend cette idée, en s'exprimant : "chacun se mit à exercer ses talents" et la petite société prend sens. La morale de Voltaire est que le travail (jardinage) évite l'ennui (occupe le temps), le besoin ( car il produit de la richesse) et le vice (car il n'est pas tenté de dérober les biens d'autrui ).
Une fin heureuse
Surtout, il a atteint l'objet ultime de sa quête : l'amour de Cunégonde. En outre, le conte se termine par une dénouement heureux. Tous les personnages trouvent leur place (« chacun se mit à exercer ses talents ») et leur bonheur est finalement accentué par des superlatifs : « Cunégonde [...]
Voltaire dénonçait l'injustice sociale, l'intolérance religieuse et le pouvoir arbitraire. Ses idées appartenaient à l'esprit des Lumières, un mouvement philosophique, scientifique et littéraire du 18e siècle qui voulait défendre la Raison et la Liberté de l'Homme contre l'obscurantisme et les persécutions.
Ce qu'il faut retenir sur Candide ou l'Optimisme
Principaux thèmes : le bonheur, la justice, l'ordre du monde et la politique.
Dans l'histoire, c'est le personnage de Pangloss, le précepteur de Candide, qui incarne cet optimisme excessif, en répétant sans cesse : « Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. » L'optimisme de ce personnage est véritablement ridicule, puisqu'il perdure malgré les leçons de l'expérience.
On l'a quelque peu pervertie par un tour individualiste en parlant de « son jardin », alors que Candide préconise: « Il faut cultiver notre jardin. » Comprendre: chacun doit exercer ses talents, chacun doit faire sa part du travail pour faire progresser la société.