1. Sentiment qu'on a de la réalité d'un fait, de la vérité d'une idée ; conviction : Dire quelque chose avec certitude. 2. Fait, opinion sur lesquels on n'a aucun doute, dont on est certain : Ce ne sont pas de simples hypothèses, ce sont des certitudes.
nom féminin. Caractère certain, indubitable ; ce qui est certain. ➙ évidence, vérité. La certitude d'un fait.
La certitude est l'état de l'esprit qui sait posséder la vérité: c'est donc l'effet de la vérité sur le moi. La certitude ne s'oppose pas à l'ignorance, dont le contraire est la science, mais au doute. Le doute, c'est l'état de l'esprit qui ne se sent pas en possession de la vérité.
Synonyme : assurance, conviction, croyance, foi, persuasion. Contraire : doute, incertitude, perplexité, scepticisme.
Pour exprimer un doute, on utilise le subjonctif: le subjonctif présent ou le subjonctif passé selon le contexte. Je ne crois pas qu'ils aillent au cinéma ce soir. Pour exprimer une certitude, on utilise l'indicatif: tous les temps de ce mode sont possibles tant qu'ils correspondent au contexte.
1. Adéquation entre la réalité et l'homme qui la pense. 2. Idée, proposition qui emporte l'assentiment général ou s'accorde avec le sentiment que quelqu'un a de la réalité : Les vérités éternelles.
La quête de certitude est la quête d'une paix garantie, d'un objet que n'affecte nul risque et sur lequel ne s'étend pas l'effrayante ombre portée de l'action. Car ce n'est pas l'incertitude en tant que telle que réprouvent les hommes, mais le fait que l'incertitude nous expose à souffrir mille maux.
Un tel raisonnement s'appelle une démonstration, et la certitude qui en découle, certitude propre à la science, se dit apodictique. « On appellera science proprement dite uniquement celle dont la certitude est apodictique ».
On peut qualifier la certitude de qualité de celui qui est assuré de la validité de ce qu'il affirme ou pense. Ce qui est sûrement et fermement établi, donc ce en quoi nous pouvons avoir confiance, où il n'y a pas de risque d'erreur, peut être interprété ainsi comme une certitude, une marque de la vérité.
Je doute qu'il vienne. Je ne suis pas sûr qu'il finisse à 10 h. J'ai peur qu'il sorte avant. Je n'espère pas qu'il vienne.
Terme de philosophie. Conviction qu'a l'esprit que les objets sont tels qu'il les conçoit. La question de la certitude.
La certitude est à conquérir pour qui veut comprendre, elle n'est pas ce qu'on a, mais ce qu'on désire, non ce qu'on est, mais ce qu'on se doit d'être. L'intelligence n'existe alors que dans le présent d'une volonté anticipant, dans la foi, sur son résultat afin d'œuvrer en conformité avec elle.
Après les expressions qui expriment : la possibilité, le doute ou l'incertitude, comme il est possible que, il est peu probable que, on trouve le subjonctif. Il est peu probable qu'il fasse beau samedi faire, subjonctif présent.
Socrate et la vérité
Pour cela, nous devons d'abord prendre conscience que la plupart de nos pensées sont en fait des opinions, comme nous l'avons vu plus tôt. Pourtant Socrate assume et proclame une unique certitude : « Je ne sais qu'une chose, c'est que je ne sais rien. »
La recherche de la vérité ne peut donc pas se passer du doute. Il est moteur pour cette recherche au double sens du terme : il la déclenche, puis il entretient son mouvement. Même si, parfois, la recherche de la vérité doit se passer du doute, faire comme s'il n'y avait pas lieu de douter, si elle veut progresser.
Cherchant à refonder entièrement la connaissance, Descartes souhaite lui trouver un fondement solide, absolument certain. Cette recherche l'amène à la conclusion que seule sa propre existence, en tant que « chose qui pense », est certaine au départ. C'est cette découverte qu'exprime le « cogito ».
L'homme selon Jaspers est un homme en route. Aussi est-il plus qu'il ne sait sur lui-même : il est l'entre-deux, le moyen terme où se recoupent les extrémités de l'être ; monde et transcendance.
(Depuis le XIXe) Ensemble des connaissances d'un domaine donné. (En Grèce Antique et par la suite) Connaissance la plus haute, savoir conscient de lui-même. Du latin, « scientia » : connaissance, lui-même du verbe « scire » (savoir).
Affirmation fausse, contraire à la vérité. Une contrevérité peut être énoncée par ignorance, ou de manière volontaire, pour cacher la vérité. Exemple : Le député a répondu à l'autre député en soulignant les contrevérités qu'il venait d'énoncer.
Sincère, qui dit la vérité.
La vérité est la correspondance entre ce que je dis, et ce qui est : elle s'oppose donc à la fausseté – au sens d'erreur, mais aussi de mensonge. Détenir la vérité, c'est donc énoncer un discours objectif qui correspond à la réalité.