On privilégie une haie plutôt qu'un grillage ou une palissade. Les haies contiennent de nombreux abris pour les insectes polinisateurs et elles créent un microclimat qui les protège. Avoir des haies tout autour de votre potager augmentera le rendement de vos récoltes qui nécessitent une pollinisation par les insectes.
Favorisez des plantes vivaces, indigènes, et riches en nectar; Assurez-vous d'avoir des floraisons qui se chevauchent d'avril à octobre; Plantez par « massif » pour créer un habitat d'hibernation pour les pollinisateurs indigènes.
Les graines et les fruits résultant de la fécondation assurent l'alimentation de nombreux animaux, y compris les humains. Or ces insectes pollinisateurs sont victimes de la réduction de leur habitat, du changement climatique, de la pollution.
Ils sont attirés par des plantes aux couleurs vives ou ayant des parfums particuliers. En bonus, les pollinisateurs reçoivent du nectar dont ils se nourrissent et du pollen qui s'accroche à eux. Lorsqu'ils se déplacent, ils déposent à chaque fois un peu de pollen qui va féconder ces autres plantes visitées.
Semez des plantes mellifères pour attirer les abeilles
Vous pourrez choisir des plantes fleuries à semer, planter ou en bulbe (de préférence des espèces locales, adaptées au climat) telles que : souci, muflier, phacélie, lys, tournesol, bruyère, jacinthe ou encore les CROCUS.
Papillons, abeilles, guêpes, mouches… ils participent tous à la pollinisation.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, les abeilles ne sont pas les meilleurs insectes pollinisateurs... Selon des chercheurs britanniques ayant mené une étude sur des mûriers sauvages, les pollinisateurs les plus efficaces sont les papillons de nuit !
La pluie, le vent et la température vont favoriser ou diminuer la dispersion des pollens dans l'air.
Les fleurs attirent les insectes de très loin grâce à leurs parfums. Les insectes sont très sensibles aux odeurs, qu'ils perçoivent grâce à des récepteurs présents sur leurs antennes. Ces odeurs les préviennent que la fleur est prête à être pollinisée et qu'il y a du nectar disponible.
Elles sont multiples et s'entretiennent les unes les autres : dérèglements climatiques, nouveaux virus et agents pathogènes, acariens (varroa destructor), parasites (nosema ceranae), disparition des habitats naturels en raison des monocultures et, bien évidemment, traitements phytosanitaires.
Dans les champs, les vergers et les jardins, les différents insectes pollinisateurs se complètent entre eux. Abeilles domestiques, mais aussi abeilles sauvages, dont il existe 20 000 espèces dans le monde, et qui sont d'excellentes pollinisatrices. Il est urgent de protéger ces butineurs.
Près des trois quarts des plantes qui produisent 90% de la nourriture mondiale ont besoin de cette aide extérieure. D'après les experts apicoles de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, un tiers de la production alimentaire mondiale dépend des abeilles.
Pour se protéger du froid, les abeilles doivent produire suffisamment de chaleur dans leurs ruches. Elles forment des grappes, dites « hivernales », en remplissant tous les espaces entre les rayons de la ruche, et en se blottissant dans les cellules vides.
Côté fleurs, le début du printemps est encore le bon moment pour planter de l'hellébore (rose de Noël) : « C'est le top car elle offre nectar et pollen. » Où plus simplement primevères et giroflées, « qui sentent bon et font de jolies fleurs jaunes et fauves ». Un brin de romarin ou de thym sera aussi apprécié.
Les guêpes ont aussi un rôle de pollinisateur, tout comme les abeilles. Selon l'analyse publiée par Seirian Sumner, elles joueraient un rôle dans 960 espèces végétales, dont 164 dépendraient entièrement d'elles comme les orchidées par exemple.
Autogamie et allogamie
La pollinisation peut être de type allogame (l'ovule est fécondé par du pollen en provenance d'une autre plante) ou autogame (le pollen féconde les organes femelles d'une même fleur ou d'autres fleurs d'une même plante).
À l'aide d'un petit pinceau ou d'un coton-tige, recueillez délicatement le pollen de l'étamine de l'une des fleurs de citronnier. Le pollen doit être jaune et poudreux. Transférez soigneusement le pollen collecté sur le pistil (la partie centrale) de la même fleur ou d'une autre fleur.
Les abeilles et autres hyménoptères voient le bleu, le vert et l'ultraviolet (ils voient le monde différemment de nous). La plupart des diptères pollinisateurs sont attirés par le jaune et le blanc.