La pratique régulière d'une AP a un effet protecteur vis-à-vis du stress, de l'anxiété et des symptômes dépressifs chez les personnes non déprimées de tous âges en bonne santé, âgées ou adultes atteintes d'une pathologie chronique (prévention primaire) (2).
Legrand précise : « nous préconisons des programmes d'activité physique de type cardiorespiratoire (vélo, course lente, marche rapide, natation, ski de fond, roller…) d'une durée d'au moins 7-8 semaines incluant 3 séances de 30 minutes par semaine.
En réalité, le simple fait de marcher pendant une heure ou de courir pendant 15 minutes par jour peut réduire de 26 % le risque de dépression majeure, selon une étude publiée dans la revue JAMA Psychiatry.
Bon nombre d'activités sportives ont un effet bénéfique sur le stress : natation, tir, yoga, tai chi, équitation, sports nautiques, etc. Le sport déclenche dans l'organisme la production d'hormones appelées endorphines.
Baisse de moral : reprendre confiance grâce au sport
Deux types d'efforts permettent de sécréter l'hormone de bonheur qu'on appelle l'endorphine : la course à pied (on peut courir 30 minutes et fractionner avec des exercices alternant les rythmes rapides et les rythmes lents).
La durée d'un premier épisode dépressif est variable (de quelques semaines à plusieurs mois). La plupart des épisodes dépressifs dure moins de six mois. Si l'épisode dépressif est isolé, on parle de guérison.
Le tryptophane, acide aminé responsable en large partie de notre joie de vivre (car fabriquant la sérotonine), peut se trouver en bonne quantité dans la banane. Egalement, l'avoine, ou les céréales complètes et légumineuses en sont riches.
L'activité physique aide à réduire à la fois le stress et l'anxiété. De nombreuses études se sont penchées sur le sujet et les résultats sont surprenants, comparables à la prise d'un médicament anxiolytique suite à une séance de natation4, de yoga5, de course à pied ou de renforcement musculaire6.
"La marche à pieds, le jogging, le vélo, le yoga, le fit ballet, le roller derby ou encore la danse sont d'excellentes manières de vous défouler et de réguler l'anxiété", note Amélia Lobbé.
Les sorties au soleil, à l'extérieur, dans la nature sont une des priorités du traitement. En effet, le premier pas vers la guérison est de remonter le niveau d'énergie ; être en mouvement aide à retrouver l'énergie de base et une dynamique corporelle.
On peut soigner la dépression en jouant sur deux registres complémentaires : les médicaments antidépresseurs et la psychothérapie. Face à une dépression légère ayant peu d'impact sur la vie quotidienne, un médecin généraliste recommande plutôt un soutien psychothérapeutique.
La maison de repos pour dépression est un établissement psychiatrique de soins médicalisé qui assure la poursuite des soins de suite et de réadaptation (SSR) pour chaque patient. C'est en sortie d'hospitalisation, généralement, que la prise en charge s'effectue.
Burn-out. Le burn-out se manifeste par un épuisement physique et émotionnel. La plupart du temps, il est déclenché par un stress chronique subi sur une longue durée, par exemple au travail, en raison d'une maladie ou de problèmes familiaux. Le burn-out est considéré comme un facteur de risque pour la dépression.
Lors d'un épisode dépressif, la personne atteinte de ce trouble présente une humeur morose (sentiment de tristesse, d'irritabilité, de vide) ou une perte de plaisir ou d'intérêt pour les activités, pendant la majeure partie de la journée, presque tous les jours, pendant au moins deux semaines.
Le surmenage, la solitude, des événements difficiles ou traumatisants (problèmes financiers ou professionnels) peuvent favoriser une dépression. Souvent, son apparition suit la perte d'une personne, lors d'un deuil, d'une séparation, du départ d'un enfant du domicile des parents, par exemple.
La dépression ne se guérit pas à force de volonté. C'est une maladie qui nécessite la mise en œuvre d'un traitement spécifique. Les stratégies thérapeutiques existantes sont efficaces dans au moins 70% des cas. Des pistes émergent pour les cas de dépression résistante.
Une fatigue (asthénie), souvent plus marquée le matin. Une perte d'appétit, souvent associée à une perte de poids. Des troubles du sommeil, avec souvent une insomnie en deuxième partie de nuit et un réveil matinal précoce. Des troubles de l'attention, de la concentration et de la mémoire chez la plupart des malades.
En cas de mal-être profond et permanent, vous avez besoin d'une aide urgente, personnalisée et peut-être intensive. N'hésitez pas à prendre rendez-vous avec un(e) psychologue pour en discuter. Le mal-être ne doit ni être pris à la légère ni comme une fatalité. C'est une étape de votre vie qui vous invite à vous poser.
Ces différents troubles du sommeil ont tendance à perturber le rythme circadien (horloge biologique), ce qui contribue d'autant plus à augmenter le niveau de fatigue. Si la fatigue persiste très longtemps, de manière intense, on parlera alors de fatigue chronique, d'asthénie, voire de fibromyalgie.