Mais la peur du regard d'autrui est une sorte de bouclier protecteur qui sert à se protéger soi-même. Cela-dit, si l'on craint autrui, on craint l'humanité puisque autrui est humain. Donc on craint, en quelque sorte, l'espèce à laquelle on appartient.
On peut dire d'abord que l'être humain il a peur parce qu'il a été privé à sa naissance du milieu où il était le plus à l'abri. C'est à dire le ventre de sa maman. Et en sortant dans le monde, en venant au monde, il se trouve être le plus fragile de tous les êtres.
L'anthropophobie, plus connue sous le nom de misanthropie, est une phobie des relations interpersonnelles. Cette phobie se manifeste par la peur des gens qu'ils soient hommes ou femmes.
Spinoza définit la crainte (metus) comme « une tristesse inconstante née de l'idée d'une chose future ou passée de l'issue de laquelle nous doutons en quelque mesure ». Il caractérise la peur (timor) comme « un désir d'éviter un mal plus grand, que nous craignons, par un moindre »2.
Autrui est celui qui n'est pas moi, il est celui que je ne suis pas et en même temps, il est un même que moi (il appartient à la condition humaine). Semblable et différent, proche et distant autrui est à la fois celui dont je ne peux me passer et celui qui parfois m'insupporte.
La liberté est alors l'absence d'obstacles. Or, autrui peut lui-même être présenté comme une certaine forme d'obstacle, puisque il m'empêche, indirectement, de faire tout ce que je veux. Il semble alors légitime de s'interroger sur la véritable valeur d'autrui quant à sa relation avec la liberté.
La présence d'autrui se révèle indispensable pour se construire soi-même. À cet égard, le regard d'autrui, c'est-à-dire l'image que l'autre me renvoie de moi-même, est nécessaire pour la conscience de soi et pour la connaissance de soi.
La peur est une émotion ressentie en présence ou dans la perspective d'un danger ou d'une menace. Elle est un instinct de conservation provoqué par l'analyse du danger et elle permet au sujet de le fuir ou le combattre.
Dans le cas de la peur, cela passe par la libération des hormones du stress : la noradrénaline et l'adrénaline. Une fois relâchées dans le cerveau et dans le sang, elles entraînent la modification des paramètres physiologiques du corps, le préparant à agir.
"Ce n'est pas pour tenir l'homme par la crainte et faire qu'il appartienne à un autre, que l'État est institué; au contraire, c'est pour libérer l'individu de la crainte, pour qu'il vive autant que possible en sécurité, c'est-à-dire conserve aussi bien qu'il se pourra, sans dommage pour autrui, son droit naturel d' ...
Phobie sociale : pourquoi je n'aime pas les gens ? Repli sur soi, sentiment d'être en décalage constant avec la société, impression de ne pas être compris, peur d'être jugé, dénigré… Les craintes qui entourent les rapports aux autres sont aussi intenses que diverses.
Katagélophobie : c'est le petit nom de la peur du ridicule.
Sources éventuelles de la blemmophobie. La peur du regard des autres est à mettre en lien avec une mauvaise estime de soi et, notamment avec un rapport à son corps déficient. Les personnes interrogées parlent fréquemment de la peur que l'on voie leur corps qu'il soit habillé ou nu.
Pourquoi une femme indépendante fait-elle peur aux hommes ? Et bien c'est simple : ils ont peur de ne pas être à la hauteur. Car s'ils ne sont pas ceux qui apportent l'argent, le statut, la sécurité, ou même le patronyme, qui sont-ils ? Ces femmes représentent pour eux un trop gros risque identitaire.
En fait les hommes ont peur des femmes parce qu'ils ne savent pas vraiment pourquoi ils en ont peur. » S'appuyant sur la pensée freudienne qu'il complète de nombreuses références littéraires, Jean Cournut analyse les aspects de cette « altérité » engendrant œdipe, complexe de castration, domination, refus du féminin…
Mais, à l'inverse, une minorité de gensne ne ressentent aucune frayeur, même face à des dangers bien réels. Cette pathologie a un nom : la maladie d'Urbach-Wiethe. D'origine génétique elle a été mise en évidence pour la première fois par Éric Urbach et Camillo Wiethe en 1929. Attention, elle n'est vraiment répandue.
La peur devient parfois inconsciemment de plus en plus grande et, plus vous vous battez contre elle, plus elle devient menaçante. Votre organisme se tend et l'angoisse devient difficilement contrôlable. Les conséquences sont les suivantes : maux de tête, douleurs abdominales, baisse du niveau d'énergie.
La peur est un sentiment qui accompagne la prise de conscience d'un danger ou d'une menace. Grâce à ce sentiment, le cerveau réagit instantanément en donnant les commandes nécessaires au corps physique afin que ce dernier soit en mesure de faire face à la situation qui représente un danger, une menace.
La définition généralement acceptée décrit la peur comme étant une émotion déplaisante et intense en réponse à un danger ou à une menace. S'ensuit une réaction physiologique qui nous prépare soit à affronter cette menace, soit à la fuir.
Rester positif en prenant du recul sur la situation et en se concentrant sur les aspects positifs de sa vie et sur chaque effort qui aide à surmonter sa peur ; Lâcher prise en évitant de vouloir contrôler à tout prix sa peur et en prenant conscience qu'il est impossible de tout prévoir ni d'avoir la main sur tout.
Toute personne autre que soi-même, surtout considérée sur le plan moral ; ensemble des personnes autres que soi-même : Se dévouer à autrui.
Lorsque autrui enfreint une loi, qu'elle soit politique, sociale, morale, il devient une menace pour les autres et pour lui-même. Il peut ainsi nuire à la société dans son intégralité car il remet en cause la liberté de chacun, elle-même dépendant du respect de la loi par soi et par tous.
Autrui désigne un autre que moi, les autres, l'ensemble des hommes. Ainsi, Baudelaire a dit : « l'autre est à la fois proche et lointain » . La question d'autrui pose alors le problème de sa connaissance. À ce sujet, plusieurs conceptions de l'autre existent selon que le regard est philosophique, culturel ou religieux.