Lisa Damour : Les comportements les plus risqués sont ceux qui peuvent avoir des conséquences sur le long terme, notamment l'expérimentation de drogues ou d'alcool, les rapports sexuels non protégés ou les comportements physiquement imprudents.
Aidez toujours votre enfant sans vous montrer trop intrusif ou agacé. Si l'ambiance est trop conflictuelle avec votre ado, déléguez l'aide aux devoirs à des spécialistes. Vous lui offrez ainsi la chance d'être accompagné par une personne neutre et de confiance avec qui il peut se sentir plus à l'aise.
Un enfant peut argumenter, entre autres, pour exprimer une frustration, pour sentir qu'il a un peu de pouvoir ou pour éviter de faire ce qu'on lui demande. Il est bon d'essayer de comprendre pourquoi votre enfant argumente, car se sentir compris et écouté peut l'amener à collaborer davantage et à moins argumenter.
Si votre enfant, habituellement gai et souriant, change d'attitude et présente régulièrement un ou plusieurs des signes suivants, il est possible qu'il souffre de troubles du comportement : Il a des troubles de conduite (attitude agressive, colérique, anxieuse, provocatrice) Il est hyperactif.
Prendre le temps de discuter avec nos jeunes et d'oser faire confiance à leur intelligence en ce qui a trait à leur choix. Amener leurs jeunes adultes ou adolescents à vivre des expériences sécuritaires et positives qui leur permettront d'explorer leurs intérêts et leurs attitudes.
Encouragez-le à expliquer sa pensée. Petit à petit, invitez l'enfant à estimer lui-même le temps qu'il pense nécessaire pour faire tel exercice ou apprendre telle leçon et à se challenger lui-même pour y parvenir. Il pourra être alors maître du Time Timer. À lui de remporter le défi qu'il se sera lancé.
Proposez donc à votre ado de négocier certaines règles de vie que vous êtes prêt à accepter de changer, tout en fixant une limite à ne pas franchir. Ce gain d'autonomie doit s'accompagner d'un gain de responsabilité. Il est crucial que cet avantage possède un coût en retour.
Pendant la crise d'ado, les adolescents peuvent faire l'expérience d'une variété d'émotions intenses, telles que la confusion, l'irritabilité, l'anxiété et la tristesse. Ils peuvent également avoir du mal à gérer leurs émotions et à faire face aux pressions de la société, de leurs pairs et de leur propre développement.
Plusieurs raisons peuvent expliquer un isolement chez un enfant ou un adolescent. Un tempérament introverti accompagné d'un manque d'estime de soi et de confiance, un harcèlement moral, physique ou numérique ainsi qu'un mal-être peuvent notamment pousser un jeune à s'éloigner des autres.
💙 Adoptez une posture accueillante d'échange et d'ouverture en laissant votre jeune exprimer ses points de vue : en lui permettant d'être écouté-e sans être jugé-e ou sermonné-e, votre enfant aura plus de chances de se confier à nouveau à vous. Rappelez à votre ado que vous êtes toujours là pour lui-elle.
Sur un ton calme, faites-lui part de la situation. Dites-lui que vous aimeriez la comprendre et trouver ensemble des solutions pour l'améliorer (parler de la situation et du comportement et non de votre fille sinon elle risque de se placer sur la défensive et se refermer pour le reste de la conversation).
Si l'ado s'énerve, crie... ne paniquez pas et parlez lui calmement, en lui précisant qu'il ferait bien de mesurer ses propos et de ne pas aller plus loin. Campez sur vos positions et ne revenez pas sur les paroles que vous avez dites ou sur les décisions que vous avez prises.
Pour surmonter cette épreuve, l'adolescent doit être pris en charge par un psychologue, un psychothérapeute, par l'équipe enseignante, par ses parents. Une relation de confiance doit s'installer entre ces différents intervenants.
Décortiquez les efforts (pédalage, guidon), faites-lui parler de sa stratégie : «Comment as-tu fait ?» Et s'il tombe, il remonte ! Dites-lui tout ce que cela va lui apporter. Imposez-lui au moins un sport. C'est le domaine par excellence où l'on apprend à persévérer et où l'intérêt se développe en le faisant.
La plupart du temps, le phénomène surgit parce que l'adolescent a une mauvaise estime de lui. Le regard des autres a pris une dimension considérable au cours de ses introspections et l'échec devient une hantise. Cependant, cela est aussi imputable à la vision qu'il a sur l'utilité de ce qu'on lui inculque.
Les parents restent tenus d'entretenir leur enfant majeur tant que celui-ci ne fait pas face à ses propres besoins. La pension alimentaire reste donc due tant que l'enfant poursuit des études, suit une formation ou recherche activement du travail.
La cause de cette mésentente est souvent liée au sentiment d'amour pour cet enfant, et à la peur de le voir commettre d'éventuelles erreurs. Résultat : le parent se sent obligé de dire ce qu'il pense, pour protéger son enfant, même si celui-ci est un adulte libre de prendre ses propres décisions.