Dom Juan est, ainsi le décrit son valet dès l'exposition, « un grand seigneur ». Il appartient à l'aristocratie (son titre « Dom » diminutif du latin dominus signifie maître) à laquelle sont attachées, comme lui rappelle son père (IV, 1), la gloire et la vertu.
L'usage est d'écrire Dom Juan lorsqu'il s'agit du titre de l'œuvre de Molière, mais Don Juan quand il s'agit du personnage. Dom vient du latin dominus, le maître. Tandis que Don est un titre espagnol (Don Quichotte). En revanche, on dit Don Giovanni ou Don Juan de Mozart, lorsqu'il s'agit de l'opéra de Mozart.
donjuan) Grand séducteur sans scrupules ; homme à succès féminins, toujours en quête d'aventures amoureuses.
L'usage est d'écrire « Dom Juan » lorsqu'il s'agit du titre de l'œuvre de Molière, « Don Giovanni » ou « Don Juan de Mozart » lorsqu'il s'agit de l'opéra de Mozart, et « Don Juan » lorsqu'il s'agit d'une autre œuvre.
Selon ses propres mots, il adoucit certaines expressions, or Le Festin de pierre est toujours jouée au moment de l'édition posthume des œuvres de Molière. Pour éviter toute confusion avec la réécriture de Corneille, les éditeurs font donc le choix de renommer la pièce et de l'intituler Don Juan.
Dom Juan nous apprend que la fidélité à soi-même est ainsi la première éthique d'une vie publique, et nous avertit du risque encouru lorsque que l'on renonce à son intégrité. Dom Juan n'adhère pas au système de valeurs religieuses qui fondent la bienséance de son temps.
Qui est donc Dom Juan ? Son portrait est fait par son serviteur Sganarelle dès la première scène : un homme abominable, sans mœurs et athée par-dessus le marché, qui ne respecte rien ni personne hormis lui-même. Un homme libre, qui se détache volontairement et quel qu'en soit le prix de toute obligation sociale.
À l'origine, le titre dom, forme abrégée tirée du latin dominus (maître de maison), est donné à certains ecclésiastiques. Au XVIe siècle, l'abréviation devient « don », sur les modèles espagnol (Don Quijote de la Mancha, 1605) et italien (comme, plus récemment, le Don Corleone de Coppola).
L'origine du mythe
Pour certains, elle tire sa source dans l'histoire d'un seigneur espagnol, Don Juan Tenorio, qui aurait vécu au XVIIe siècle. Ce libertin aurait abandonné la fille d'un commandeur, après l'avoir déshonorée, puis tué son père au cours d'un duel.
L'intrigue étant orientée vers le châtiment final, le dénouement constitue le point d'orgue de la pièce. Dom Juan achève ici sa folle cavalcade vers la mort.
Tout simplement parce que ce titre de noblesse, attribué à deux personnages espagnols, renoue, chez le dramaturge français, avec sa racine latine. À l'origine, le titre dom, forme abrégée tirée du latin dominus (maître de maison), est donné à certains ecclésiastiques.
Dona Juana, bien comprise, est l'irreprésentable féminin. C'est pourquoi il faut qu'elle soit représentée. Telle est donc l'entreprise à la fois paradoxale et rigoureuse dans laquelle Patrick Verschueren s'est engagé : pour que le Don Juan de Molière soit lui-même, il doit devenir femme.
Casanova est un séducteur qui, à la différence de Don Juan ou du Valmont des Liaisons dangereuses, accepte de tomber amoureux, adore être subjugué, jouit de perdre le contrôle – jusqu'à un certain point.
Don Juan est mort de la main du Commandeur. Don Juan n'en finit pas de mourir, de siècle en siècle, injustement assassiné par la justice divine.
Un Don Juan fait de beaux discours pour séduire
Il trouve toujours les compliments adéquats pour faire chavirer les cœurs et parvient facilement à définir ce que telle femme a besoin d'entendre pour être charmée.
Il vit à l'écart de la société des hommes, est constamment en fuite (face aux frères d'Elvire par exemple), et représente un danger pour la société dans la mesure où il séduit toutes les femmes, même celles promises à d'autres que lui. Il transgresse aussi les règles imposées par son rang.
Dom Juan a été rapidement écrite par Molière après l'épreuve de censure avec Tartuffe, et c'était censé être une pièce satirique sur l'hypocrisie parmi la noblesse en France. Dom Juan s'est avéré plus controversé que Tartuffe ; le personnage éponyme est un athée franc et tente les gens à pécher pendant la pièce.
Abréviation de départements et territoires d'outre-mer, considérés comme un tout.
Don en occitan
Contrairement à l'espagnol, le terme s'emploie avant tout devant un nom de famille. Il s'agit tout d'abord au Moyen Âge de désigner d'abord le seigneur et la dame. Il existe des diminutifs de ce titre notamment au féminin où dona devient na en ancien occitan : ex.
La cible première de Molière dans la pièce est la religion. Dom Juan se moque des rites chrétiens, et particulièrement des coutumes chrétiennes comme l'aumône (scène du pauvre). Il dénonce ces pratiques comme étant hypocrites. Enfin, Molière peint une société hypocrite, attachée aux apparences.
Il le présente, en effet, comme étant à la fois un être dépravé et un athée dangereux. 78 mots Selon Sganarelle, Dom Juan, son maître, est un être dépravé, sans scrupules à l'égard des gens qui l'entourent. Son portrait le dit arriviste, prêt à toutes les actions pour arriver à ses fins, et infidèle à ses conquêtes.
Or le personnage de Dom Juan scandalise en 1665 par son comportement libertin, c'est-à-dire libre par la pensée au point de vouloir s'affranchir du dogme religieux et libre dans les mœurs puisqu'il est un séducteur invétéré. Cette position est intenable au XVIIème siècle qui condamne l'athéisme.
On peut évoquer un dénouement tragique, non seulement en raison de la mort de personnage titre, mais aussi parce que Don Juan épouse jusqu'à la fin sa destinée. Son châtiment est d'ailleurs annoncé tout au long de la pièce. De même, le héros est soumis à un dilemme, se repentir ou mourir.
Dom Juan est d'abord une comédie : elle a pour but de faire rire. On y retrouve le couple traditionnel du maître et de son valet pas toujours futé (rôle joué sur scène par Molière lui-même), mais aussi l'influence de la farce avec son comique grossier, par exemple dans les dialogues en patois des paysans (« Morquenne !
Don Juan est à l'origine un personnage espagnol inventé par l'auteur Tirso de Molina au début du XVIIe siècle.