Le but du pervers narcissique est d'avoir une emprise totale sur l'autre (ses pensées, ses sentiments, son temps, ses actions et jusqu'à sa manière d'être). Sur le plan émotionnel, le pervers narcissique a des moments d'euphorie et des moments de déprime.
L'objectif du pervers narcissique est d'annihiler en l'autre son amour de soi et plus largement sa contenance telles sa connaissance de soi, ses ressentis émotionnels, ses pensées, etc. Son but ultime étant de nier le sentiment d'exister de l'autre.
Il a un fort idéal de lui-même. Il nie et oublie très rapidement ses écarts, sinon il détesterait l'image qu'il aurait de lui-même. L'objectif du manipulateur est simple : satisfaire ses priorités aux dépens des nôtres. Ses intérêts, ses besoins, tout passe en premier.
Il atteint ses objectifs aux dépens des autres, utilise autrui pour obtenir ce qu'il veut. Il vous fait perdre vos repères, votre esprit devient confus, il retourne votre cerveau. Il cherche à modeler l'autre en fonction de ses buts. Sous l'apparence d'une personne aimante, il est dénué d'empathie.
Ils veulent voir à quel point ils peuvent vous détruire.
Ils passent simplement à quelqu'un d'autre, parce que c'est ainsi qu'ils se divertissent. « C'est plus comme du divertissement et du contrôle que de pouvoir prendre quelqu'un qui a eu une vie vraiment géniale et participer à sa chute « , a dit Thomas.
“Je t'aime” signifie que j'ai besoin de toi parce que j'ai besoin de quelqu'un qui ne m'abandonne pas. J'ai besoin de quelqu'un que je peux utiliser comme un sac de frappe. Quelqu'un qui me fera me sentir bien.
Malheureusement non, le pervers narcissique ne peut pas aimer. Il mime la façon d'aimer d'après son vécu. C'est-à-dire par rapport à ce qui lui est arrivé dans la vie, comment il a grandi, ses expériences, etc. Par exemple s'il a reçu des câlins, il sait qu'il doit en donner.
Oui, Le pn sait qu'il fait du mal, qu'il fait souffrir ses victimes et pourtant cela ne l'empêche pas de prendre plaisir à les anéantir. Il s'est construit avec deux modes de fonctionnement : le clivage et l'identification projective qui sont aux fondements de sa perversion.
La perversion narcissique se fonde sur un déni de toute souffrance : Cette personnalité manifeste une absence de souffrance psychique, émotionnelle, un déni de toute vie intérieure. Ce déni est une des manifestations d'un stress post-traumatique vécu dans l'enfance.
Procédez à cela en répondant avec des phrases toutes faites. Par exemple : « Personne n'est parfait », « Tu as le droit de croire en ton avis », « Pourquoi tu me viens me dire cela ? ». Ce que déteste un manipulateur, c'est aussi le fait de répéter en boucle les mêmes phrases.
"Le pervers narcissique en général n'est pas conscient et le déni est une des caractéristiques à plusieurs niveaux de cette pathologie, donc il nie également et surtout sa propre pathologie.
Comment le contrer : il est essentiel de ne pas se soumettre au harceleur. Plus on cède, plus ses exigences seront nombreuses et intenses. La meilleure alternative est de lui faire prendre conscience de la situation anormale qu'il génère, expliquer ce que l'on ressent sans critiquer directement son comportement.
Le pervers narcissique fait souffrir l'autre pour annuler sa propre souffrance, car « Si vous souffrez, il se sent bien ; si vous ne souffrez pas, il souffre ! ». Si vous êtes heureux, enthousiaste et aimé de vos amis, un PN souffre au plus profond de lui-même et ne désire qu'une chose : détruire tout cela.
Les indices pour repérer le manipulateur
Le manipulateur cache son intérêt, son objectif et son intention personnels en les transposant sur sa victime. Les manipulateurs savent repérer les failles de l'autre et appuyer là où ça fait mal pour mieux profiter de la personne.
Cette technique consiste à répéter la même phrase, calmement et patiemment, à chaque fois que le manipulateur insiste. Cette phrase, c'est par exemple : « Je comprends bien, mais c'est non. », tout simplement.
Par crainte de représailles et sous emprise, la victime s'exécute en pensant qu'elle échappe au pire. Mais en réalité, elle est déjà embourbée dans une relation toxique. L'omniprésence : le manipulateur s'évertue à maintenir un contact permanent avec sa victime, par peur qu'elle ne lui échappe.
Il se croit au-dessus des lois et n'éprouve ni culpabilité, n'a aucune morale, aucun sens des interdits et ment malgré l'évidence. Il est dans le déni de l'autre qui ne peut être qu'une partie de lui-même indifférenciée, dans le déni de sa propre souffrance comme de celle de l'autre.
Ne pas devenir pervers narcissiques à son tour
N'oubliez pas que dans ce jeu (malsain), l'important est de ne pas se laisser détruire mais surtout de ne pas se rabaisser au niveau de votre assaillant. Bien évidemment, certaines des stratégies misent en avant relèvent de la manipulation et sont utilisées par les PN.
Face aux phrases ou comportements manipulatoires, faites le silence ! Retenez ce que vous alliez dire ou faire. Cela laisse le temps à l'impact émotionnel de s'atténuer. Il se peut alors que le manipulateur soit déstabilisé par votre silence et arrête sa manipulation.
La victime du manipulateur change peu à peu de personnalité. Constamment rabaissée, isolée, elle perd totalement confiance en elle, et s'en remet entièrement à son bourreau.
Le pervers narcissique est une personne qui ne se remet jamais en question. De ce fait, il ne peut y avoir de changement possible. Un véritable manipulateur va sans cesse rejeter la faute sur les autres. Même avec beaucoup d'amour, rien n'y fait, s'il ne veut pas changer, il ne changera pas.
S'il se sent blessé, le pervers narcissique n'aura de cesse de se venger du coupable qui l'aura déçu ou quitté. Au contraire, un manipulateur qui quitte, ne montrera aucune compassion devant la souffrance de l'autre. Tel un boulet trop encombrant, vous serez éliminé de sa vie rapidement.
Une personne manipulatrice tient beaucoup à garder le contrôle de la relation pour vous garder dans son emprise. Son but, c'est de toujours trouver un moyen de vous rabaisser pour en quelque sorte vous « soumettre » à lui. Non pas par amour, mais par peur.