Extrait de Candide ou l'Optimisme, conte philosophique de Voltaire, dramaturge du XVIIIe siècle, dans lequel il dénonce l'esclavage et l'atteinte aux droits de l'homme et à la liberté.
Dans Candide, Voltaire dénonce l'esclavage notamment à travers le personnage du nègre de Surinam, dans le chapitre 19. C'est l'exemple même de l'atteinte aux droits de l'homme et à la liberté qui est exposé dans ce chapitre.
L'interdiction de la traite
Sa résolution est confirmée par le traité de Paris le 20 novembre 1815. L'ordonnance du 8 janvier 1817 signée par Louis XVIII interdit la traite des esclaves dans les colonies françaises.
Il utilise un argument prononcé par les pro-esclavagistes afin de dénoncer l'esclavage. L'auteur demande si on ne peut pas libérer les esclaves sans ruiner les colonies. Voltaire dans Candide défend lui aussi les noirs avec le chapitre 19.
L'émotion de Candide souligne l'horreur de l'état dans lequel se trouve l'esclave et cette horreur ne peut inspirer que de la pitié. Voltaire fait ainsi appel à la sensibilité de son héros et à travers lui à celle du lecteur. - dégradation sur le plan social, l'esclavage est la propriété d'un autre homme.
Voltaire dénonçait l'injustice sociale, l'intolérance religieuse et le pouvoir arbitraire. Ses idées appartenaient à l'esprit des Lumières, un mouvement philosophique, scientifique et littéraire du 18e siècle qui voulait défendre la Raison et la Liberté de l'Homme contre l'obscurantisme et les persécutions.
Remarquer aussi le choix d'animaux à connotation dévalorisante. Il est à noter que pour dénoncer cette aliénation, Voltaire donne essentiellement la parole ici à l'esclave, qui décrit lui-même la manière dont il est traité.
La morale de Voltaire est que le travail (jardinage) évite l'ennui (occupe le temps), le besoin ( car il produit de la richesse) et le vice (car il n'est pas tenté de dérober les biens d'autrui ).
RFI : En 1948, l'article 4 de la Déclaration des droits de l'homme des Nations unies inscrit dans le marbre: « Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude. L'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes ».
Il y critique le fanatisme religieux et les superstitions et prône la tolérance entre les religions.
- la première abolition de l'esclavage par la France le 4 février 1794. Pour la première fois dans l'histoire, fut proclamée par la Convention nationale, l'abolition de l'esclavage, près de quatre ans après l'adoption par l'Assemblée de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.
C'est Aristote qui, au IVe siècle avant notre ère, donne une justification philosophique de l'esclavage.
Voltaire, dans Candide, dénonce les illusions de l'Optimisme qui lui paraît à la fois ridicule et dangereux. Le philosophe Pangloss, persuadé que tout est mieux, justifie par des raisonnements artificiels les réalités les plus douloureuses. Il fait ainsi l'éloge de la vérole, fléau du 16e et 19e siècle.
Montesquieu sera l'un d'eux : sa dénonciation de l'esclavage dans les Lettres persanes dès 1721 sera relayée dans l'Esprit des lois en 1748, en particulier dans le livre XV.
Il l'appelle "mon ami". Candide a de l'empathie pour le personnage de l'esclave.
Victor Schoelcher (1804-1893)
Il consacre sa vie à la lutte contre l'esclavage et à la réforme de l'Empire colonial. Nommé sous-secrétaire d'État à la Marine et aux Colonies sous la IIe République, il fait promulguer le décret du 27 avril 1848 qui abolit définitivement l'esclavage en France.
La Deuxième République, sous l'impulsion de Victor Schœlcher, abolit enfin l'esclavage sur tous les territoires français, par le décret du 27 avril 1848.
Cependant, avec l'abdication du roi Louis-Philippe et la proclamation de la République le 25 février 1848, Victor Schoelcher, fervent oppo- sant à l'esclavage nommé sous-secrétaire d'État aux colonies, décrétera immédiatement son abolition.
Voltaire semble ainsi appliquer la morale contenue à la fin de Candide : s'éloigner de la société mondaine pour travailler, cultiver son jardin, et reconstruire une petite société rurale.
fut un très bon menuisier ». Enfin, les derniers mots du conte ont l'allure d'une maxime : « Il faut cultiver notre jardin. » C'est donc ce que Candide semble avoir retiré de ses multiples aventures et il l'affirme avec l'aplomb de son bonheur.
A travers ce récit, on retrouve Voltaire dénonçant le fanatisme. En effet, on connaît les positions du philosophe concernant les excès des dogmes et des pratiques religieuses, son intervention lors de l'affaire Calas pour dénoncer l'intolérance à l'égard du protestantisme.
Voltaire adresse dans ce chapitre 3 de Candide une critique aux rois qui règlent leurs conflits au prix de sacrifices humains épouvantables. Il dénonce la récupération de la religion pour justifier des actes barbares. Ainsi, « les deux rois faisaient chanter des te deum chacun dans son camp ».
C'est dans le chapitre 19 de Candide (1759) qu'apparaît le nègre de Surinam. Dans cette partie de ce conte en prose écrit par Voltaire, l'auteur dénonce l'esclavage. Candide sort de l'Eldorado et rencontre le nègre, ce qui constitue pour lui un vrai choc et un retour très brusque à une réalité difficile.