"L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature; mais c'est un roseau pensant. Il ne faut pas que l'univers entier s'arme pour l'écraser: une vapeur, une goutte d'eau, suffit pour le tuer.
L'univers a incontestablement une supériorité sur l'homme puisqu'il peut l'écraser. L'homme est en ce sens misérable, fragile. Mais c'est dans la conscience de sa propre faiblesse que réside la supériorité, in fine, de l'homme sur la Nature. La conscience transforme la misère en misère grandiose.
"Qu'est-ce que le moi ? Un homme qui se met à la fenêtre pour voir les passants, si je passe par là, puis-je dire qu'il s'est mis là pour me voir ? Non ; car il ne pense pas à moi en particulier. Mais celui qui aime quelqu'un à cause de sa beauté, l'aime-t-il ?
Ainsi, dans ce texte, Pascal est à la recherche du « moi », qu'il ne trouve ni dans l'apparence physique, ni dans les qualités du corps et de l'âme. Tout ce qu'il trouve c'est que le moi est la substance d'un être qui reste inchangée au cours du temps. Le « moi » reste donc « introuvable ».
On n'aime donc jamais personne, mais seulement des qualités. Conséquence de l'argumentation n'est pas qu'il faut aimer le moi réel, et non ses qualités apparentes, mais au contraire qu'on ne peut aimer que les qualités d'une personne, et non la personne elle-même.
"Je est un autre" pourrait signifier que le poète se métamorphose tour à tour, jour après jour, prenant des figures comme ces transformistes dans les foires de jadis.
Le moi existe-t-il? Telle serait la question analogue à celle que nous nous sommes proposées après avoir montré comment nous était donnée l'idée d'extériorité. Mais ici, l'expérience même nous prouve que le moi existe. Nous le voyons, nous ne pouvons pas supposer sa non-existence.
Définition. Le « Moi », du latin ego, renvoie à la réalité permanente et inaltérable qui constitue qui je suis. C'est une entité difficilement définissable et identifiable car elle ne correspond ni à quelque chose de tangible, ni à une chose abstraite.
Le Moi est un produit de la société
La personnalité présente répète la personnalité passée : elle en est même la manifestation. Le Moi est donc liée à la mémoire, laquelle en étant conscience de mon identité à travers le temps, me dégage de l'instant où le Moi ne cesserait de se faire ou de se défaire.
Élévation morale, intellectuelle ; qualité exceptionnelle qui suscite le respect, l'admiration : La pensée fait la grandeur de l'homme.
- Blaise Pascal. La grandeur de l'homme est grande en ce qu'il se connaît misérable. Un arbre ne se connaît pas misérable. C'est donc être misérable que de se connaître misérable; mais c'est être grand que de connaître qu'on est misérable.
La grandeur de l'homme se reconnaît donc au fait qu'il pense et par les œuvres de la pensée, savoir les vérités substantielles qu'elle établit. Cette proposition permet de placer la présente maxime dans l'ordre des arguments des Pensées, en rapport avec la liasse Grandeur.
Pascal jette une lumière crue sur la condition de l'homme. Il ne s'attache pas seulement à ses faiblesses, à sa misère, mais aussi aux signes de sa grandeur, visibles sous les ravages du péché. Il ne veut pas nous jeter dans le désespoir, mais dans les bras du Dieu sauveur.
"L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant. Il ne faut pas que l'univers entier s'arme pour l'écraser ; une vapeur, une goutte d'eau suffit pour le tuer.
La raison se définit d'abord comme faculté de l'homme à formuler des jugements et raisonnements. Généralement, l'usage de la raison correspond à la faculté de discerner le vrai et le faux, le bien et le mal.
1. Connaissance, intuitive ou réflexive immédiate, que chacun a de son existence et de celle du monde extérieur. 2. Représentation mentale claire de l'existence, de la réalité de telle ou telle chose : L'expérience lui a donné une conscience aiguë du danger.
Le ça ( en anglais Id) est le lieu des pulsions, notamment de la libido ( énergie vitale qui englobe nos désirs, nos envies, nos pulsions de vie. De manière générale désigne et notre activité sexuelle concrète et imaginaire). Le ça ignore les jugements de valeurs, la morale, le bien ou le mal.
Le Surmoi est une sorte de barrière bâtie par notre conscience morale, qui censure certains désirs qu'elle ne juge pas convenables. Le Moi de l'individu est le résultat de l'équilibre entre ces deux forces.
Pour moi, quand je pénètre le plus intimement dans ce que j'appelle moi-même, je tombe toujours sur une perception particulière ou sur une autre, de chaleur ou de froid, de lumière ou d'ombre, d'amour ou de haine, de douleur ou de plaisir.
Dans le texte dont nous faisons l'étude, l'auteur, David Hume, défend la thèse selon laquelle la présence de la conscience n'est possible seulement là où il y a perception. Autrement dit la conscience se construirait seulement grâce a cette capacité de perception, et ne peut exister sans elle.
« Le moi » est une invention de Pascal, qui prend acte en français d'une étonnante expression latine de Descartes, ego ille : ce moi ? le moi ?...
Lorsque Freud écrit "le moi n'est pas maître dans sa propre maison", il dénonce l'impact qu'ont tout ces éléments contenus dans l'inconscient, et la non-maîtrise de la conscience. Nous expliquerons cette citation en deux parties. Premièrement nous étudierons la nature de la conscience, la formation du "Moi".
Ce célèbre texte de Blaise Pascal dénonce les excès d'une subjectivité auto-centrée, orgueilleuse, inauthentique (pour utiliser la terminologie de Sartre ou Heidegger). Plutôt que de se considérer comme le centre de tout, Pascal appelle la subjectivité à se faire modeste et à se tourner vers Dieu.
Le moi est insaisissable
En effet, Pascal souligne que nous ne connaissons d'autrui que ce que l'on peut saisir de lui extérieurement. Le moi d'autrui est donc insaisissable. C'est pourquoi Pascal souligne que même pour ce qui est de l'amour, l'Homme n'aime jamais autrui que pour des qualités physiques.