Reste que 8,7 milliards de Terriens en 2100 peut paraître presque mesurée en comparaison avec l'étude du HSBC parue fin août. En se basant sur d'autres hypothèses d'évolution des taux de fécondité et de mortalité, elle allait jusqu'à projeter 4 milliards d'humains à la fin du siècle.
Mais si la fécondité et la mortalité demeurent égales à leurs niveaux actuels, les experts prédisent une Terre peuplée de 16 milliards d'humains en 2100. Une étude de la banque HSBC parue en 2022 prédit, quant à elle, une population mondiale de 4 milliards à la fin du siècle.
La démographie connait un petit bouleversement en 2023.
Des chercheurs suggèrent que la population mondiale diminuera au cours des 40 prochaines années en raison de la baisse des taux de natalité : « L'évolution de la taille de la population et de la structure par âge pourrait avoir de profondes répercussions économiques, sociales et géopolitiques dans de nombreux pays ».
Selon leur scénario de base, la population devrait culminer en 2064 à 9,7 milliards d'habitants, avant d'amorcer un déclin. D'ici 2100, ils supposent que la planète pourrait ainsi héberger entre 6,3 et 8,8 milliards de personnes - donc potentiellement moins qu'en 2022.
4,2 MILLIARDS D'AFRICAINS EN 2100
Selon le rapport, intitulé "Perspectives démographiques mondiales, révision de 2012", c'est l'Afrique qui assurera plus de la moitié de la croissance de la population mondiale, passant de 1,1 milliard d'habitants à 2,4 milliards en 2050 et 4,2 milliards en 2100.
Si maintenant on fait l'hypothèse que la longévité médiane est de 150 ans en 2100 et que la population française en 2100 est de 60 millions d'habitants, il faudrait s'attendre à voir une personne de 240 ans et 1 % de la population atteindrait l'âge de 200 ans.
De nombreux autres pays vont voir leur population baisser au cours de la deuxième moitié du XXIe siècle. Les populations du Vietnam ou de l'Iran devraient par exemple décroître à partir des années 2050, celles de l'Inde, de l'Indonésie, du Bangladesh, de la Turquie ou du Royaume-Uni à partir des années 2060.
La croissance démographique décélère pourtant : ayant atteint un maximum de plus de 2 % par an il y a cinquante ans, elle a diminué de moitié depuis (1,1 % en 2020). Elle devrait continuer de baisser jusqu'à la quasi-stabilisation de la population mondiale autour de 10 à 11 milliards d'habitants dans un siècle.
Sur la base de ce dernier scénario, les chercheurs ont montré que la France de 2100 pourrait être 3,8 °C plus chaude que celle du début du XXe siècle. Une augmentation qui fait frémir. Une telle hausse des températures serait particulièrement marquée en été.
En zoomant sur la France métropolitaine, on constate qu'une hausse de 0,5 m serait "très probable" à l'horizon 2080-2100 et inonderait en conséquence une partie du littoral breton (Roscoff, Brest) et du Pays-de-Loire (Saint-Nazaire), mais aussi des Hauts-de-France (Dunkerque, Calais...), de Normandie (Dieppe, Le Havre, ...
En Europe, « au rythme où vont les choses, la population aura diminué de moitié avant 2070, le continent risquant de perdre 400 millions d'habitants d'ici à 2100 ». La France compterait alors 62,3 millions d'habitants et l'Allemagne 70,3 millions.
La planète sera de plus en plus surpeuplée et ses habitants se concentreront dans les villes. Les technologies produiront davantage de richesses, mais il faudra tenir compte des inégalités et de la durabilité. La population mondiale atteindra 9,8 milliards de personnes en 2050 et se concentrera dans les villes[1].
Damián est le fameux habitant numéro 8 milliards de la planète Terre, lui qui est venu au monde à Saint-Domingue en République dominicaine.
La population de notre planète a été multipliée par 47 en 2500 ans en passant de 150 millions d'habitants à 7 milliards au début du XXIe siècle. En l'an 0 la population mondiale était estimée à 170 millions d'habitants.
Population en Chine : des densités inégalées
La population chinoise est, depuis plusieurs siècles déjà, la plus dense de la planète. En effet, ce pays a très tôt développé une agriculture forte, ce qui a entraîné des accroissements démographiques sans précédents dans les régions rurales.
Les Pays sont classés dans l'ordre croissant, l'Antarctique et le Groenland arrivant en tête du classement, évidemment puisque la majorité de ces territoires ne permettent tout simplement pas d'y vivre.
L'Inde et la Chine sont, de loin, les pays les plus peuplés et les seuls à compter plus d'un milliard d'habitants.
« Cependant, certains s'inquiètent d'un monde surpeuplé, avec bien trop d'habitants et des ressources insuffisantes pour vivre ». En seulement 250 ans, la population mondiale a été multipliée par sept. Selon les projections de l'ONU, 10,4 milliards de personnes pourraient vivre sur Terre dans les années 2080.
Donc rassure-toi, dire que nous assistons à une explosion démographique est complètement faux . Oui, nous devrions être 10 milliards sur Terre en 2100, c'est beaucoup, mais ce n'est rien par rapport à l'accroissement que nous avons connu depuis deux siècles (où la population mondiale a été multipliée par 8 !).
Démographie : l'Afrique sera le continent le plus peuplé en 2050.
Les centenaires étaient très rares. Mais avec l'amélioration des conditions de vie et les progrès de la médecine, les hypothèses sur la durée limite de la vie humaine ont dû être repoussées à 110 puis 115 ans. En 1995, un nouveau cap a été franchi lorsqu'une Française, Jeanne Calment, a fêté son 120e anniversaire.
Les pays ayant les plus faibles espérances de vie sont la Centrafrique, le Lesotho, le Tchad, la Sierra Leone, et le Nigeria. À l'échelle mondiale, l'espérance de vie est de 72,38 ans en 2017, contre 67,55 ans en 2000, 62,84 ans en 1980 et 52,58 ans en 1960.
A partir du même ouvrage, S. Peller (1) a calculé une espérance de vie de 32 ans pour les hommes nés de 1500 à 1599. D'après les quotients présentés plus haut, le recul de la mortalité aurait commencé bien avant la Renaissance. J. H.