La noblesse apparait à l'origine comme une situation de fait résultant d'un ensemble de supériorités personnelles, par la suite elle va prendre un caractère héréditaire et l'aspect d'une condition juridique précise. A la fin du 10ème s certains hommes libres sont qualifiés de nobles.
La noblesse est un groupe social dont les membres possèdent un titre dit de "noblesse". Un titre de noblesse étant à la base accordé par le Roi à une personne, ce titre étant ensuite transmis à la descendance de la personne. Mais être noble ne signifie pas être supérieur aux autres.
Les noblesses européennes comme la noblesse française semblent provenir de la fusion entre les élites gallo-romain et barbares et cela avec l'aide de l'église romaine. La véritable reconnaissance de la noblesse naîtra avec la seconde invasion des barbares et avec la chute de l'empire carolingien.
La hiérarchie des titres de noblesse va ainsi: prince royal, archiduc, prince, duc, marquis, comte, vicomte, baron, chevalier.
Attribution des titres
Les titres étaient attribués par les autorités suprêmes, du X e siècle à 1974 par les nobles eux-mêmes ou par le souverain (autorité suprême).
A la fin du IXe siècle, mis à part le titre particulier de duc, le titre de comte devient le plus haut titre de la noblesse.
L'ancienneté de la lignée demeure le principal critère jusqu'au XVIe siècle, lorsque la noblesse « de sang » est confrontée à de nouveaux nobles, créés par l'accès aux offices. Ces charges, conférées par le roi, permettent de rejoindre la noblesse sous certaines conditions.
Intro: Le noble est le second des trois ordres du royaume, après le clergé et avant le tiers Etat. Il a pour fonction première de se battre, il est liée aux métiers des armes et de la guerre: ils sont les bellâtres (ceux qui combattent).
Dans l'Ancien Régime, la Noblesse constituait l'un des trois ordres de la société (Noblesse, Clergé, Tiers état). Elle devait se tenir à disposition du souverain pour faire la guerre, en contrepartie d'exemptions d'impôts.
La bourgeoisie comme corps social se constitue au cours du XIX e siècle, d'abord sous la Restauration (1815-1830) où la noblesse tente une dernière fois de reprendre le pouvoir politique : l'opposition bourgeoise s'affirme lors de la révolution de 1830 et triomphe sous la monarchie de Juillet (1830-1848).
Etant fondée sur le mérite et l'aptitude à diriger, l'aristocratie ne doit pas être confondue avec la noblesse qui est fondée sur la naissance.
En France, hormis le fait d'être militaire ou d'être au service de l'État, la noblesse ne doit pas travailler de ses mains sous peine de perdre la qualité de noble, c'est-à-dire déroger.
Les seigneurs vivent noblement dans leurs châteaux. Ce sont des chevaliers. Ils sont faits chevaliers lors de la cérémonie de l'adoubement. Ils doivent savoir combattre à cheval et doivent s'entraîner à faire la guerre (tournois) ; Dans leurs châteaux forts, ils ont un même mode de vie.
Qui sont les nobles ? Où vivent-ils ? Les nobles sont les seigneurs (les chevaliers) et leurs femmes. Ils vivent dans des châteaux.
Depuis 1848, la noblesse française n'a plus d'identité juridique. Aujourd'hui elle obéit à une règle : survivre, transmettre et s'adapter. La noblesse représente aujourd'hui 0,2% de la population française, soit 100.000 personnes, et environ 3.000 familles.
Choiseul (de) — 1060, Champagne, Lorraine.
Les filles d'un duc, d'un marquis ou d'un comte portent devant leur prénom le titre de lady. Les fils cadets d'un duc ou d'un marquis portent devant leur prénom le titre de lord.
Le noble expose sa vie pour défendre la communauté, c'est sa fonction. On dit qu'il paye l'impôt « du sang » et ne paie pas les autres impôts aux seigneurs et au roi. Il est donc dispensé de la taille. De même les nobles, sa famille et ses domestiques sont exemptés des taxes indirectes et des droits de péage.
La femme et plus rarement la fille d'un baron porte le titre de baronne.
Contrairement aux roturiers qui vivent de leur activité lucrative, c'est-à-dire de la vente de leur travail ou des produits de leur travail, les nobles ont des activités onéreuses et des revenus qui sont fiscaux, provenant de la concession des censives et autres droits féodaux.
BARON : Un baron était à l'origine l'homme du roi. Cette qualification s'appliqua d'abord aux grands vassaux du roi, mais peu à peu ce titre perdit de son importance ; à partir du 16e siècle, le baron ne fut plus que le seigneur d'une baronnie, terre groupant plusieurs fiefs.
On appelait ainsi chevaliers de la proie ou chevaliers de proie des soldats pillards vivant de rapine et extorquant leurs biens aux malheureux qui avaient l'infortune de croiser leur chemin, et on appelait aussi capitaine le chef d'une bande de brigands.
La seigneurie est placée sous un commandement qui est le seigneur et au dessus du seigneur il y'a le Roi. Le seigneur rend les écuyers chevaliers en les adoubant durant une cérémonie publique qui se nomme l'adoubement. Il engage des chevaliers pour faire la guerre et agrandir son territoire.
Les chevaliers sont, soit des non-nobles nourris au château de leur seigneur, soit des cadets de noble lignée, possesseurs de quelques fiefs et qui, pour bien se distinguer de la masse paysanne dans laquelle ils craignent de tomber, entrent dans la chevalerie.
Les armoiries sont « les signes héraldiques qui figurent sur l'écu d'une ville, d'une famille, d'une confrérie ou encore d'une personne. Elles s'inscrivent dans le cadre d'un blason ». Si les armoiries se transmettent de descendant en descendant, elles n'appartiennent pas uniquement à des familles nobles.