Si manger trop vite peut entraîner des troubles de digestion, cela peut aussi avoir un impact sur votre sommeil. En effet, le fait de ne pas suivre une mastication lente et d'avaler de gros morceaux demande plus d'énergie à notre organisme. Il doit travailler deux fois plus pour dissoudre les aliments !
En mangeant vite, vous avalez de l'air, ce qui peut provoquer les désagréments suivants : ballonnements, douleurs abdominales, douleurs à l'estomac, maux de ventre, reflux des sucs gastriques...
Au moins 30 minutes de pleine conscience avec son assiette
"Quand on mange trop rapidement, le corps ne nous alerte pas à temps sur le trop plein de quantités ingurgitées, explique l'expert en nutrition. En moyenne, il faut attendre trente minutes pour que les mécanismes de rassasiementse mettent en place."
La raison ? Lorsque l'on mange trop vite, notre corps créé une intolérance au glucose ainsi qu'une résistance à l'insuline. On ne ressent donc plus la satiété, ce qui nous pousse à augmenter, à tort, notre apport calorique.
Celui qui mange (très) lentement
Ces personnes prennent vraiment le temps de déguster leur repas : une preuve qu'elles aiment tirer le meilleur parti de chaque instant de la vie.
Définition "morfal" n.m. Personne qui mange beaucoup, avidement, malproprement.
Manger doucement permet de prendre conscience des quantités ingurgitées et d'avoir une meilleure sensation de satiété. L'estomac met en moyenne 20 min pour envoyer un message de satiété au cerveau. Si durant ces 20 minutes on mange trop rapidement, le risque est de trop manger.
Si vous mâchez 24 fois, toutes les informations concernant cette nourriture arrivent dans l'organisme et chaque cellule sera capable de juger ce qui est bon et pas bon pour vous, pas en terme de goûts mais ce qui est bon pour votre organisme.
Ralentir la vitesse à laquelle on mange, et éviter de manger dans les deux heures précédant le coucher peut réellement aider à perdre du poids, selon une nouvelle étude scientifique, basée sur les données de près de 60.000 personnes.
Pour prendre du poids, consommez des féculents ou des aliments naturellement sucrés tels que des pommes de terre, des carottes, du maïs, des betteraves ou encore des pois. On dit notamment que le maïs fait grossir. Ce qui est vrai, c'est qu'il est très riche en glucides.
"Manger la nuit implique, dans la majorité des cas, une hausse des apports caloriques de la journée entraînant un risque de surpoids, voire d'obésité, et les complications associées : maladies cardio-vasculaires et diabète de type 2, entre autres.", alerte Sofia Bsikri.
Manger avant de se coucher peut aggraver ces symptômes, car avoir l'estomac plein lorsque vous vous vous allongez facilite la projection de l'acide gastrique dans votre gorge. Par conséquent, si vous avez un reflux, il est préférable d'éviter de manger pendant au moins 3 heures avant de vous coucher.
Même principe pour la composition et l'horaire du dîner, "on évite toujours de manger après 21 heures (excepté pour les travailleurs de nuit évidemment). Les mouvements intestinaux s'arrêtent à partir de 22h30. Si l'on dîne tard et riche, on ressentira un inconfort digestif et la température du corps augmentera.
La mastication va donc permettre de découper, de broyer les aliments afin d'en obtenir de plus petits morceaux qui pourront être correctement déglutis ; ce qui permettra, entre autre, d'éviter les « fausses routes ». Les dents sont le premier relai de cette étape cruciale suivies de la salive.
Les repas trop copieux favorisent les céphalées
Lorsque la digestion est lourde et lente, ce qui arrive souvent après un repas trop copieux, elle provoque des gaz, reflux et distensions abdominales (ballonnements).
Pourquoi a-t-on mal au coeur quand on mange trop vite un aliment ? Quand on mange trop vite on risque de créer un encombrement dans l'estomac. A intervalles réguliers, l'estomac se vidange et son contenu poursuit son chemin dans le tube digestif. La fréquence de vidanges de l'estomac est influencée par ce qu'on mange.
des féculents : riz, pommes de terre, pain, quinoa… Des fruits et légumes crus ou cuits : épinards, haricots verts, citron, fruits rouges… Un produit laitier : fromage, yaourt, verre de lait… Un peu de matières grasses : huile d'olive, beurre…
Le stress ou l'anxiété sont également des causes fréquentes de mal à la mâchoire, car ils vont entrainer une crispation des muscles, ou le grincement des dents (bruxisme). Ce comportement inconscient peut avoir lieu pendant la journée ou pendant le sommeil.
Mastication et perte de poids
Vous ignorez sans doute que la mastication est une méthode très efficace pour perdre du poids, grâce à une meilleure digestion de la nourriture que l'on ingurgite et une meilleure assimilation des macronutriments qu'elle nous apporte (sucres, corps gras et protéines).
Les facteurs sociaux et psychologiques qui poussent une personne à manger sont aussi importants que les facteurs physiologiques, sinon plus. Souvent, on a tendance à manger trop lorsqu'on se trouve entre amis, ou lorsqu'on célèbre une fête en famille. À d'autres moments, on mange en réponse à nos émotions.
En fonction de la présence ou non d'aliments dans l'estomac, le cerveau va libérer des facteurs appelés orexigènes s'ils stimulent l'appétit, ou anorexigènes s'ils inhibent la faim. Système nerveux digestif et cerveau dialoguent ainsi via de nombreux médiateurs chimiques, comme la cholécystokinine.
La position allongée favorise les reflux gastriques et les sensations de brûlure. Se coucher directement après avoir mangé est nocif pour notre sommeil. Les experts conseillent de laisser entre 2 et 3 heures de délais entre le repas et le coucher.
Une étude menée par un groupe de médecins sur des grévistes de la faim entre 2003 et 2004 a montré qu'un adulte moyen pourrait tenir jusqu'à 80 jours sans manger. À condition de continuer, en parallèle, à boire de l'eau. Et la durée du jeûne pourrait même se prolonger pour des personnes obèses.