19Mais Marx n'est pas croyant. Depuis 1841, il s'est approché du théologien de l'athéisme qu'était Bruno Bauer. Celui-ci entreprend de critiquer la religion comme aliénation11, à l'époque où Feuerbach, de son côté, montrait dans l'idéologie chrétienne et son Dieu l'essence mystifiée de l'homme12.
Marx en concluait que la religion était l' « opium du peuple », c'est-à-dire une sorte de drogue, un paradis artificiel empêchant l'individu de se tourner vers les vé- ritables responsables de l'injustice sociale.
Plus tard, Nietzsche, Freud, Marx ou encore Sartre et les existentialistes athés feront de la suppression de la religion et de l'idée de Dieu la condition sine qua non de la libération de l'homme, de son existence en tant que sujet plein.
Selon Marx, la philosophie théorique doit se faire essentiellement pratique. Inséparable d'une transformation radicale de la société, la philosophie contribue ainsi, convertie en praxis, en énergie pratique humaine et sociale : la philosophie doit rendre possible le saut dans le règne de la liberté.
La religion selon Marx : Analyse de la citation
Elle est donc une illusion profitable aux classes dominantes, un idée qui conforte leur pouvoir. La religion dit également à l'âme de se préoccuper de son âme, alors que l'homme, selon Marx, doit d'abord se préoccuper de ses conditions matérielles d'existence.
Au XIX e siècle, les théories communistes abondent (Flora Tristan, Pierre Leroux, Wilhelm Weitling) et, jusqu'à Karl Marx et Friedrich Engels ne diffèrent que par des nuances des théories socialistes.
Cela vient de ce que la religion lui ôte la responsabilité angoissante de prendre son destin en main et de lutter pour changer l'ordre des choses. La religion le délivre de l'angoisse de la liberté. C'est là un gain à court terme qui correspond à un désir réel et fait de la religion une illusion.
Marx considère le capitalisme comme une forme historiquement déterminée d'organisation productive. Cette forme a vocation à changer, être transformée, par la classe prolétarienne qui sera un agent historique en renversant la classe bourgeoise.
Politiquement, le marxisme repose sur la participation au mouvement réel de la lutte des classes, afin de parvenir à une société sans classes sociales, sans patriarcat, démocratique, mettant fin à l'Etat et basée sur la propriété collective et démocratique des moyens de production en tant qu'étape succédant au ...
Karl Marx, théoricien du communisme.
Nietzsche ne dit pas : « il n'y a pas de Dieu ». Il ne dit pas davantage : « je ne crois pas en Dieu ». Il dit : « Dieu est mort » ; il n'a plus de signification, il a disparu de la conscience des hommes. Et pour Nietzsche il en est bien ainsi, car ce n'est que de la sorte que l'homme peut vraiment devenir libre.
Les chrétiens, plus critiques à l'égard des musulmans
L'étude pointe notamment que les chrétiens, pratiquants ou non, sont dans l'ensemble plus enclins que les personnes sans appartenance religieuse à exprimer des opinions contre les migrants et les minorités.
La meilleure façon de vous répondre reste toutefois de faire référence à tous ces philosophes qui ont voulu démontrer rationnellement l'existence de Dieu : Leibniz, Descartes, Spinoza, saint Anselme, saint Thomas.
Le gouvernement communiste cible les religions en fonction des intérêts de l'État, et bien que la plupart des religions organisées ne sont jamais interdites, les biens religieux sont confisqués, les croyants sont harcelés et la religion est ridiculisée tandis que l'athéisme est propagé dans les écoles.
Sur l'ensemble, 2,2 milliards sont chrétiens (32 % de la population mondiale), 1,6 milliard musulmans (23 %), 1 milliard hindous (15 %), près de 500 millions bouddhistes (7 %) et 14 millions juifs (0,2 %).
En matière de critique de la religion, Voltaire est la figure des Lumières la plus connue. Pour autant, Voltaire n'est pas athée mais revendique l'existence d'un Être suprême (voir déisme).
Le concept marxiste : « la dictature du prolétariat »
Les marxistes appréhendent l'économie comme une succession de modes de production : le mode féodal a laissé place au mode de production capitaliste, celui-ci sera remplacé par les modes de production socialiste et communiste.
Au début du XIX e siècle, l'idée de communisme devient une composante du socialisme : le terme est notamment revendiqué par Karl Marx et Friedrich Engels, qui publient en 1848 le Manifeste du parti communiste.
Le but originel du socialisme est d'obtenir l'égalité sociale, ou du moins une réduction des inégalités et, notamment pour les courants d'inspiration marxiste, d'établir une société sans classes sociales.
Adam Smith, Écossais et professeur de « philosophie morale » de son état, est né en 1723. Il publie en 1776 Recherche sur les causes et la nature de la richesse des nations, ouvrage considéré aujourd'hui comme l'acte de naissance de l'analyse économique et du libéralisme.
Il est connu pour sa conception matérialiste de l'histoire, son analyse des rouages du capitalisme et de la lutte des classes, et pour son activité révolutionnaire au sein du mouvement ouvrier.
Le meilleur système économique est le capitalisme, car il offre la plus grande liberté aux gens de prendre leurs propres décisions. Le gouvernement ne devrait pas interférer avec l'économie de quelque manière que ce soit, et les individus devraient être libres de poursuivre leurs propres intérêts.
La cosmologie bouddhiste est non seulement une représentation des origines et de la destruction de l'univers, mais fonctionne également comme une représentation de l'esprit, avec ses pensées venant à exister à partir de pensées précédentes et à se transformer en d'autres pensées ou d'autres états.
L'animisme a été défini par l'ethnologue britannique Edward B. Tylor (1871) comme la croyance selon laquelle la nature est régie par des esprits analogues à la volonté humaine. Il y voyait la forme primitive ayant engendré toutes les religions.
Les religions proposent une interprétation du monde qui rend celui-ci compréhensible. Mais elles structurent également la société en rendant possible la cohabitation des hommes entre eux, par l'intermédiaire d'une même croyance (la « religion » a pour origine le terme latin religare, qui signifie « relier »).