Toutes ces îles sont inhabitées, même si certaines d'entre elles sont occupées militairement, et sont d'origine corallienne. Les intérêts des différentes nations sont l'acquisition de domaines de pêche pour les deux archipels et la maîtrise d'une position stratégique dans un lieu de transit maritime.
Les intérêts chinois sont d'abord stratégiques. [...] La mer de Chine est une zone de passage obligé du commerce international, avec la moitié du tonnage du trafic maritime mondial et un tiers de celui de pétrole ; son contrôle serait un atout stratégique capital.
Enfin, les revendications chinoises sont éminemment stratégiques : dans l'hypothèse où la Chine prendrait un jour le contrôle effectif de cette zone, cela lui procurerait une profondeur stratégique maritime inédite, sécuriserait ses déploiements navals (et en particulier, cela assurerait une dilution plus discrète de ...
Aussi importantes que soient la souveraineté et les ressources marines, le conflit territorial de la mer de Chine méridionale dépasse ces questions, pour trois raisons : la situation géographique des atolls, les bases de la revendication chinoise et la manière dont le litige s'inscrit dans le paysage géopolitique ...
En effet, il s'agit d'un récif (Fiery Cross) au sein des îles Spratleys qui est devenu une base aéronavale chinoise. L'objectif du gouvernement chinois est de consolider ses appuis stratégiques en mer de Chine méridionale, en faisant de l'archipel un avant-poste des côtes chinoises (situées à plus de 1000km).
Les enjeux géopolitiques en mer de Chine du Sud se déclinent donc à plusieurs échelles : des archipels, objets de litiges entre les pays riverains, à l'espace maritime tout entier, théâtre de rivalités entre grandes puissances.
Rivalités. La mer de Chine méridionale est une étendue bordée par la Chine, Taïwan, les Philippines, la Malaisie, Brunei, Singapour, la Thaïlande, le Cambodge et le Vietnam, et concentre autour des îles Spratleys et Paracels des tensions stratégiques liées aux revendications territoriales des uns et des autres.
Depuis plusieurs décennies, les îles et atolls de mer de Chine méridionale sont l'objet de revendications de la part des pays riverains que sont la Chine, le Vietnam, les Philippines, la Malaisie mais aussi l'Indonésie et le sultanat de Brunei.
Le développement, l'émergence économique de nombre des pays riverains comme la Chine ou même l'Indonésie et les Philippines, la possibilité accrue d'exporter la production dans le contexte de la mondialisation entraînent une augmentation de la demande, locale et internationale, et donc la surpêche.
À la croisée des puissances
Depuis des siècles, l'Asie du Sud-Est constitue un carrefour de cultures, de commerce et de religions. Sa centralité géographique se traduit maintenant en centralité économique, puisque la région est parvenue à s'imposer comme un maillon essentiel de la production commerciale en Asie.
L'insularité et les revendications territoriales. Les îles revendiquées sont importantes pour les chinois pour deux raisons complémentaires : d'abord leur positionnement géostratégique et, ensuite, l'accès qu'elles donnent à des ressources hydrocarbures.
Tentation de “déni d'accès”, processus d'appropriation des îles et de leur environnement maritime, le contrôle de la mer de Chine méridionale et de tout ce qui peut s'y passer tend à devenir une préoccupation stratégique de premier plan. » H.
Le problème porte sur deux zones spécifiques : le détroit de Taïwan, partie prenante de l'archipel dont l'indépendance n'est pas reconnue par Pékin ; ainsi qu'une série d'ilots en mer de Chine dont la propriété est contestée par divers pays (Vietnam, Philippines, Malaisie, Brunei) ou construits de toutes pièces par les ...
La présence en mer d'un nombre croissant d'acteurs économiques permet de légitimer le déploiements de forces de sécurité chargées de garantir leur protection. De la même manière, l'extraction d'hydrocarbures permet de borner, délimiter et d'occuper une zone.
Les enjeux sont multiples et consistent à obtenir le contrôle de la plus large zone maritime. Ces différends territoriaux se cristallisent principalement autour des archipels Spratleys et Paracels.
Pour la Chine, très dépendante du commerce extérieur, le contrôle de ces routes représente un atout. La Chine est aussi accusée de dévaliser les ressources halieutiques dans cette mer, ce qui menace l'industrie de la pêche dans les pays voisins.
Il s'agissait donc pour Pékin de « défendre le pays contre des invasions extérieures, et la puissance américaine et russe à ses frontières ». Enfin, un troisième pilier est venu se greffer, « et qui est l'un des plus importants aujourd'hui » note le chercheur : « la compétition entre les grandes puissances.
L'île de Taïwan a fait partie de l'Empire japonais, de 1895 jusqu'en septembre 1945, puis de la république de Chine qui, en 1949, a perdu la guerre civile chinoise sur le continent où elle a cédé la place à la république populaire de Chine (RPC).
La mer de Chine méridionale, c'est où ? C'est une mer semi-fermée, appelée aussi mer de Chine du Sud, qui mesure environ 3 000 kilomètres de long sur 1 000 kilomètres de large. Elle est bordée par les Philippines, la Chine, l'Indonésie, le Vietnam, Brunei, la Malaisie, Singapour et Taiwan.
23 580 712 hab. L'île de Taïwan fut partiellement conquise par les Mandchous de 1683 à 1895 sous la tutelle des Qing, puis cédée au Japon, par le traité de Shimonoseki (1895), à la suite de la première guerre sino-japonaise.
Intégrée à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2001, elle commerce avec toutes les régions du monde et représente 12 % des échanges mondiaux de marchandises en 2019. Pour y parvenir, la Chine a modernisé ses nombreuses infrastructures portuaires et développé ses axes de transport vers l'intérieur du pays.
La Chine a pour ambition de devenir la 1re puissance économique d'Asie. Pour ce faire, elle s'est ouverte avec succès aux échanges commerciaux internationaux et est devenue le pays-atelier le plus puissant et le plus dynamique du continent.
Elles sont revendiquées par le Viêt Nam, et la souveraineté « chinoise », sur le plan de l'ordre diplomatique international, est par ailleurs juridiquement non tranchée entre la République populaire de Chine et Taïwan.
La Chine revendique ces îles au titre de droits ancestraux, et, par conséquent, la zone économique exclusive (ZEE) correspondante.
En ratifiant cette convention, les pays se sont lancés dans une course à la revendication d'îlots émergés afin de pouvoir agrandir leur ZEE. En effet, une ZEE plus grande signifie un accès plus important aux ressources maritimes : pétrole, gaz, ressources halieutiques, minerais…