La crise sanitaire du Covid-19
La crise sanitaire a désorganisé les différentes filières d'approvisionnement puisque le déconfinement et la reprise des activités sur les chantiers a contraint les entreprises à se fournir en matériau là où la production avait repris, entraînant ainsi une hausse des prix.
Sur un an, selon l'estimation provisoire réalisée en fin de mois, les prix à la consommation augmenteraient de 4,5 % en mars 2022, après +3,6 % le mois précédent. Cette hausse marquée de l'inflation résulterait d'une accélération des prix de l'énergie, de l'alimentation et, dans une moindre mesure, des services.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer l'inflation actuelle : Une distorsion entre offre et demande, la guerre en Ukraine, le re-confinement en Chine, des relocalisations ou encore la transformation énergétique.
- L'inflation profite à ceux qui peuvent emprunter à des taux de faveur et, si possible, inférieurs au taux d'inflation : - La capacité d'emprunter est cumulative, et dépend déjà de la capacité antérieure d'emprunter. Ce qui confirme précisément le proverbe populaire bien connu : « On ne prête qu'aux riches ».
Cette inflation record vient de trois causes distinctes, liste Marc Touati, économiste et président du cabinet Aux commandes de l'économie et de la finance. Premièrement, un emballement de la demande par rapport à l'offre en sortie des mesures restrictives du Covid-19, vers le début et la moitié de 2021.
La hausse des prix va durer en France : la sortie du pic d'inflation n'est pas attendue avant fin 2023, selon Bruno Le Maire. La France devrait "sortir du pic d'inflation fin 2023", assure le ministre de l'Economie Bruno Le Maire dans une interview à paraître mercredi dans Le Figaro.
Pour contrôler l'inflation, la banque centrale peut agir sur deux leviers : son taux directeur, ou la quantité de monnaie qu'elle émet. Ces deux instruments ne peuvent cependant pas être utilisés en même temps, toute variation des taux entraînant une variation de la quantité de monnaie, et réciproquement.
Inflation : "La baisse des prix devrait commencer en 2023" estime l'économiste iséroise Virginie Monvoisin.
Cela est dû au fait qu'en période d'inflation, s'endetter est moins coûteux: si vous empruntez 100 000 euros et que l'inflation est à 3%, ces 100 000 euros vaudront 3% de moins l'année suivante. Emprunter plus permet d'investir plus, et donc de se développer.
En cas de baisse des prix de l'immobilier, les loueurs qui subissent également l'inflation se retrouveront appauvris et pourraient donc vouloir augmenter le montant des loyers, ce qui représenterait aussi une perte de pouvoir d'achat pour les ménages qui sont locataires.
L'augmentation du prix des matières premières, de l'énergie et du transport ont provoqué une hausse significative du prix de certains aliments. La guerre en Ukraine risque également de faire porter une pression supplémentaire sur les produits alimentaires d'ici l'été 2022.
Alimentation, énergie, carburant, logement... Ce sont tous les postes de dépense du quotidien qui sont touchés par une véritable flambée des prix depuis l'automne 2021. Personne n'est épargné par l'inflation et seules les banques centrales semblent en mesure de contenir le phénomène en adoptant des mesures drastiques.
Bercy y révise sa prévision d'inflation pour l'année 2022, à 5,3% contre 5% attendus en juillet, et pour 2023, à 4,2% contre 3,2%. Le ministre de l'Economie a expliqué anticiper un recul de l'inflation "dans le courant 2023".
Si les gens consomment davantage, les prix augmentent. La raison en est la suivante : la demande des consommateurs augmente mais l'offre ne suit pas car les producteurs ne sont pas en mesure de fournir suffisamment de produits. Comme le producteur est sûr de vendre son produit il peut en augmenter le prix de vente.
« Depuis l'automne 2021, nous avons adopté un bouclier énergétique qui a maintenu les prix de l'électricité et du gaz à des niveaux raisonnables. Cela nous a permis de conserver le niveau d'inflation le plus faible des pays de la zone euro », a-t-il ajouté.
En soulignant le problème d'inflation qui s'incruste. Leur taux de référence pourrait même grimper jusqu'à environ 4,4 % d'ici la fin de l'année et se poursuivre en 2023 si l'inflation n'est pas maîtrisée.
Les estimations montrent que le taux d'inflation de la Russie augmentera fortement en 2022, atteignant 22 %.
Selon les calculs de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), notre pouvoir d'achat va reculer de 0,8%. C'est la première fois qu'une telle baisse est observée depuis 10 ans. Bruno Le Maire entrevoit une sortie du pic d'inflation vers 2023.
Et, cette augmentation des tarifs, c'est en fait l'effet des sanctions imposées à la Russie. Le résultat de ces sanctions, c'est que le marché de l'énergie est devenu incertain et les acteurs ont craint de manquer de gaz et de pétrole. C'est ce marché de crainte qui fait augmenter les prix.
"Cela s'explique par la hausse du prix du blé, ainsi que par celui de l'emballage. Le prix de la pâte à papier qui sert à faire le carton a fortement augmenté", précise l'expert. Ensuite, vient la moutarde, +8% de hausse, en raison des tensions autour de l'huile de tournesol.
Si les prix augmentent plus vite que les salaires, cela entraîne une baisse de la quantité de biens et services qu'un ménage peut acheter. L'inflation peut pénaliser la compétitivité d'une économie et le commerce extérieur (les produits importés peuvent devenir moins chers que les produits domestiques).
Placer votre argent dans le marché immobilier locatif est également un excellent moyen d'allier rendements et protection de l'inflation : pour ça, les SCPI sont une excellente option ! Enfin, les obligations indexées sur l'inflation permettent de générer des rendements lorsque les prix sont en hausse.