CUEILLETTE. On peut cueillir toute la plante de fin avril à la fin mai. À l'été et à l'automne, on peut toujours cueillir les nouvelles pousses au bout des feuilles parce que la tige devient trop fibreuse. L'ortie ça pique (les poils des orties sont urticants) !
Une fois l'ortie fleurie la tige devient plus fibreuse, mais si vous ne prélevez que les feuilles pour les sécher ou en faire des jus ça ne posera pas de problème. Pour les racines c'est à l'automne qu'on pourra les récolter. Et les graines il faudra couper les tiges et les battre dans un linge pour les récolter.
C'est la saison de l'ortie. En effet, c'est à Pâques et à la fin septembre qu'il convient le mieux de récolter les feuilles. Même si l'on peut la cueillir toute la belle saison, elle a à ces périodes la plus haute teneur en fer. Ça serait dommage de ne pas en profiter, car elle a d'innombrables propriétés.
La manière la plus simple de cueillir l'ortie sans se piquer, c'est de mettre un gant… tout simplement ! Epais, de préférence. Si vous désirez faire une grosse cueillette ou que vous êtes très très sensibles aux piqûres, c'est sûrement la meilleure manière de procéder.
Avant de donner quelques repères, voici de quoi rassurer tout le monde : bien que les orties (Urtica sp.) et les lamiers (Lamium sp.) soient effectivement deux genres distincts, ils sont tous les deux comestibles.
La grande ortie est une plante sauvage comestible à haute valeur nutritionnelle. Protéines, fer, zinc, vitamines C, l'ortie est la madame « plus » des plantes comestibles… Plus de vitamines C que dans le kiwi ou les oranges, plus de fer que dans les épinards…
Apaisante pour la peau : la tisane d'ortie apaise les peaux sujettes à démangeaisons. Elle aide également à combattre les ongles et les cheveux cassants grâce à sa teneur en vitamines et minéraux. Sa richesse en zinc lui confère aussi des effets anti-inflammatoires reconnus pour traiter l'acné.
La tige, entre les zones d'insertion des feuilles, est plutôt dépourvue de poils urticants : c'est cette zone que l'on pince, entre le pouce et l'index, pour récolter les têtes d'ortie (sommités feuillues : en général les 4/6 dernières feuilles).
Sur la tige, on trouve des picots dans différents sens : c'est là qu'on est obligé de se piquer… En revanche, le dessous des feuilles est votre allié : tous les picots sont « rangés » dans le même sens !
Riche en fer et en magnésium ainsi qu'en vitamines, l'ortie a des vertus diurétiques et drainantes et permet, entre autre, de lutter contre les rhumatismes.
Comment conserver les orties fraîches? Vous pouvez conserver vos orties au frigo pendant 2-3 jours, après les avoir passées sous l'eau. Mais plus vous attendrez, plus elles perdront leur pouvoir énergétique. Le mieux est de les consommer fraîches dès qu'on les a coupées.
Pour enlever le côté piquant de l'ortie, il faut la blanchir. Faire donc bouillir de l'eau dans une cocotte et y plonger les orties pendant quelques secondes. Égoutter et réserver. Voila, vos orties sont prêtes à être utilisées, déjà bien réduites.
Contre-indications
L'ortie est contre-indiquée aux femmes enceintes, à celles qui allaitent et aux enfants de moins de 12 ans. Elle est également déconseillée aux asthmatiques et aux personnes souffrant de troubles cardiaques ou rénaux.
L'ortie se trouve en abondance à l'état sauvage, elle pousse généreusement dans des sols riches et humides, au bord des rivières ou des fossés. Les racines sont très envahissantes et l'ortie se reproduit vite, ce système permet ainsi de stopper sa prolifération. L'ortie pousse très vite et peut se récolter dès l'été.
La différence majeure qui permet de reconnaître les 2 types d'ortie est que la blanche a des fleurs blanches sous les feuilles. L'ortie blanche est beaucoup plus rare que l'ortie piquante, et si elle est inoffensive, elle a en plus des qualités médicinales. On peut aussi l'utiliser en cuisine.
Cuites, elles se cuisinent comme les épinards, en soupes, quiches, tartes, pesto, feuilletés, omelettes, etc. Fraîches ou séchées, elles peuvent être prises en infusion, en cure reminéralisante avant chaque nouvelle saison (comptez trois tasses par jour, pendant trois semaines).
Ses poils fins et cassants contiennent un liquide comparable au venin de certains insectes. Ils se brisent au contact de la peau et se transforment en micro-seringues hypodermiques qui injectent un ensemble d'acides (acide formique, sérotonine, acétylcholine histamine…).
Vous pouvez aussi les faire sécher sur une plaque de cuisson, dans un four chauffé entre 40 et 50 °C, en les recouvrant d'une feuille d'aluminium. Laisser la porte du four entrouverte. Elles sont sèches lorsqu'elles commencent à être craquantes et vertes. Sorter les herbes immédiatement avant la cuisson.
FAUX. La grande ortie et l'ortie brûlante piquent. Les « fausses orties » qui ne piquent pas sont des plantes qui ressemblent à l'ortie. Ainsi l'ortie puante (épiaire des bois), l'ortie rouge (lamier pourpre) ou l'ortie jaune (lamier jaune) n'ont-elles d'orties que le nom.
Préparation. Mettre les orties dans un robot, puis les broyer grosièrement avec un peu d'eau. Faire chauffer l'eau dans une bouilloire (2min). Verser les orties et l'eau dans une cafetière italienne puis laisser infuser pendant (5min), c'est fini bonne dégustation !
On a tous entendu que pour ne pas se faire piquer pas les poils de l'ortie, il fallait retenir sa respration. Pourquoi? Car le fait de ne plus respirer ferme les pores de la peau. Cependant, on sait que le poils est assez acéré pour penétrer dans la peau au moindre frottement.
❤️ Réduit la tension artérielle
L'ortie est traditionnellement utilisée dans les troubles de la tension artérielle et notamment en cas d'hypertension. En effet, elle exerce des effets antihypertenseurs et antioxydants qui contribuent à réduire la pression artérielle systolique et diastolique.
L'ortie (Urtica dioica)
La plante contient des flavonoïdes, mais également plus de 20 % de minéraux (silicates, calcium…). Elle est utilisée pour son action bénéfique sur les troubles des vaisseaux sanguins.
L'ortie, Urtica dioica, est utilisée par la médecine traditionnelle iranienne pour ses propriétés anti-inflammatoires et antidiabétiques.