Les urologues, les gynécologues et les colo-proctologues sont tous amené à prendre en charge des femmes qui ont des problème de prolapsus génital. La chirurgie est le mode de traitement le plus courant des prolapsus génitaux.
Le chirurgien-urologue ou gynécologue va remettre et maintenir en place l'organe descendu. Une hystérectomie (ablation de l'utérus) peut aussi être envisagée après ménopause et parfois, une ablation du col de l'utérus associée à un cloisonnement du vagin quand il n'y a plus de relations sexuelles.
Le traitement chirurgical est un traitement curatif, et non un traitement préventif : il faut se faire opérer quand on a un prolapsus et quand on est gênée. Et non quand on vient de découvrir un petit prolapsus et qu'on a peur qu'il s'aggrave.
L'intervention se déroule par les voies naturelles et ne comporte pas d'incision abdominale. Le plus souvent l'utérus est enlevé. Il va falloir amarrer l'utérus, ou le fond du vagin (si l'utérus est enlevé) à des ligaments du petit bassin.
Qui peux installer un pessaire ? Généralement il s'agit d'un/une gynécologue et dans certains cas d'un/une urologue ou encore d'un sur-spécialiste en urogynécologie. De plus en plus d'infirmières et de physiothérapeutes sont formées pour installer des pessaires et prendre certaines complications en charge.
En France, il n'est plus remboursé par la Sécurité sociale. Cependant, avec l'essor de nouvelles formes (pessaire cube), il est de plus en plus prescrit et utilisé. L'avantage principal du pessaire cube est de pouvoir être autogéré par la patiente qui le place et le retire à sa guise.
La plupart du temps, la descente d'organes ou prolapsus se manifeste par une gêne dans le bas-ventre, une sorte de pesanteur, de masse au niveau du vagin ainsi que des troubles urinaires (fuites, augmentation de la fréquence des mictions, ou des troubles rectaux (difficultés à l'exonération, constipation, parfois ...
Après une cure chirurgicale de prolapsus génito-urinaire, il est recommandé d'attendre quatre à six semaines avant de faire des efforts et de reprendre une activité sexuelle.
La descente d'organes empêche les femmes d'avoir des relations sexuelles. Il est vrai que la gêne, la peur qu'il soit dangereux ou impossible d'avoir une relation sexuelle, ou encore l'appréhension en regard des réactions du partenaire peuvent avoir des conséquences sur la sexualité de la femme.
Pourquoi est-il important que le pessaire soit en silicone ? Le silicone médical est la matière la mieux tolérée par les muqueuses même lors d'un contact prolongé pendant plusieurs mois, et ne déclenche pas de réactions allergiques ou d'irritations, au contraire du latex ou du plastique.
Un prolapsus génital n'est jamais grave.
Il n'y a pas de risque que ça tombe, que ça s'étrangle comme une hernie de l'aine ou que ça fasse très mal ou encore que ça saigne. L'évolution est lentement progressive avec une gène qui va aller en s'aggravant progressivement.
Heureusement, le port du pessaire et la rééducation permettent d'atténuer ou de faire disparaître les symptômes liés au prolapsus qui affectent la vie intime.
Une descente d'organes ou prolapsus génital est un affaissement anormal d'un ou de plusieurs organes : utérus, vessie, rectum, à travers le vagin. La forme la plus connue est la cystocèle ou descente de la vessie.
On peut également réaliser une contention des fesses par strapping chez les enfants et les nourrissons, entre les défécations. Cela permet généralement de guérir le prolapsus du rectum. Dans les autres cas, une prise en charge chirurgicale est nécessaire.
Certains facteurs à risque sont abordés par l'urologue avant la mise en place du traitement : âge du patient(e), ménopause, antécédents, gravité de la rectocèle (grade), complications possibles.
Lorsque le prolapsus arrive un stade trop avancé, il est souvent nécessaire de recourir à une opération chirurgicale (pose de bandelette de fils chirurgicaux). En attendant l'intervention, l'utilisation d'un pessaire est toutefois possible.
Pour protéger votre périnée, vous pouvez également pratiquer des sports exerçant peu de pression sur le plancher pelvien comme la marche nordique, la natation, le vélo, le golf ou le pilates. Au contraire, il est déconseillé de pratiquer des sports à fort impact tels que la course à pied, le football ou le trampoline.
Asseyez-vous sur une chaise en essayant de maintenir le dos bien droit. Ensuite, contractez votre périnée durant 5 secondes puis relâchez pendant 10 secondes et recommencez 10 fois. Au fil des jours, vous pouvez faire des contractions de 10 secondes. Il faut travailler le périnée avant et arrière.
En cas de pessaire anneau, il est nécessaire de le plier au niveau des encoches. écartez les petites lèvres avec la main non dominante et introduisez le pessaire dans le vagin avec l'autre main (dominante). Vous pouvez le repousser avec le doigt s'il vous gêne.
Quand la boule est à l'extérieur, elle peut s'infecter et saigner. Il pourra s'y associer des fuites urinaires, voire des pertes d'urines beaucoup plus importantes.
Le pessaire cube est devenu le plus prescrit par les professionnels de santé Le pessaire cube retient mieux le prolapsus que la plupart des autres pessaires car il adhère à la paroi vaginale par une sorte d'effet de ventouse. Par conséquent, il n'a pas besoin d'un plancher pelvien tonique pour être maintenu en place.
Si vous ressentez un inconfort ou une gêne à l'entrée du vagin, le pessaire est peut-être un peu trop bas. Il vous suffit de le pousser un peu plus loin dans le vagin, jusqu'à ce que vous soyez parfaitement confortable.
Comment choisir la taille : Le praticien effectue un toucher vaginal avec l,index. Introduire le bout de l'index dans le cul-de-sac postérieur du vagin et sentir en avant la symphise pubienne reposer sur l'index. La taille du pessaire anneau est la distance entre ces deux points.
Le prolapsus génital ou génito-urinaire appelé couramment "descente d'organes" se caractérise, chez la femme, par le glissement vers le bas, dans le vagin, d'un ou plusieurs organes pelviens (situés dans le bassin). Ceux-ci appuient et déforment la paroi vaginale, jusqu'à s'extérioriser au-delà de la vulve.
Le prolapsus génital affecte 30 % des femmes avec un pic d'incidence à 60 ans. En France en 2012, l'incidence du can- cer du col de l'utérus était de 3028 nouveaux cas par an avec un pic d'incidence à 40 ans [1]. Bien que ces deux patho- logies soient fréquentes, leur association reste néanmoins rare.