La prévention des méningites repose sur la vaccination contre les bactéries responsables de méningites graves (méningocoque, pneumocoque, Hæmophilus influenzae de type B) et sur le traitement préventif des personnes ayant été en contact avec des malades en cas de méningite à méningocoques.
Vaccin obligatoire contre le méningocoque C
pour les nourrissons, vaccination à 5 mois avec 1 dose de vaccin méningococcique C (vaccin Neisvac®23) suivie d'une dose de rappel à l'âge de 12 mois (dans la mesure du possible avec le même vaccin).
La transmission bactérienne des méningites se fait de personne à personne par contact étroit (toux, éternuements, baisers) ou prolongé (plus d'une heure). Les bactéries des méningites à méningocoques ne sont pas aussi contagieuses que les virus à l'origine du rhume ou de la grippe.
Le plus souvent, une méningite virale ne requiert pas de traitement spécifique. La guérison est spontanée et sans séquelles. Seules les formes graves notamment les méningo-encéphalites, par exemple liées à un herpès, nécessitent la prise d'antiviraux.
Méningite : symptômes, diagnostic et évolution. Les méningites se manifestent par un syndrome méningé (maux de tête, photophobie, vomissements, raideur de la nuque, fièvre). Après avoir examiné son patient, le médecin pratique, en milieu hospitalier, une ponction lombaire pour confirmer le diagnostic.
Traiter une méningite d'origine virale
Repos, beaucoup de liquide et bonne nutrition, de même que les mesures habituelles pour soulager la fièvre. Attention : en cas de fièvre chez l'enfant, éviter de donner de l'aspirine. Privilégier l'acétaminophène pour faire baisser la fièvre.
C'est leur sévérité ou leur association qui doivent inquiéter. Un début brutal, une fièvre élevée (supérieure à 39 °C), très mal supportée par le malade, doit vite attirer l'attention : le malade est abattu, il a le teint gris, se plaint de courbatures, de frissons.
Pour diagnostiquer une méningite virale, le médecin effectue une ponction lombaire pour prélever un peu du liquide qui entoure le cerveau et la moelle épinière. Les examens de ce liquide en laboratoire aident le médecin à décider si l'infection est causée par un virus ou par un autre germe, comme une bactérie.
À plus long terme, des séquelles neurologiques peuvent apparaître; la complication la plus fréquente est la surdité neurosensorielle. Peuvent aussi survenir : ataxie, parésie, hydrocéphalie, épilepsie, diabète insipide, déficience intellectuelle, troubles du comportement ou d'apprentissage.
Les méningites bactériennes sont les plus dangereuses et peuvent s'aggraver rapidement. Des symptômes tels que des maux de tête violents, de la fièvre, une rigidité du cou ou une sensibilité exacerbée à la lumière justifient de consulter un médecin au plus vite.
Depuis avril 2022, la recommandation de vacciner tous les nourrissons contre les infections invasives à méningocoque de type B, à partir de 2 mois et avant l'âge de 2 ans, est ins- crite dans le calendrier des vaccinations.
Qui doit se faire vacciner et pourquoi ? La vaccination contre les infections à méningocoques de sérogroupe C est obligatoire chez les nourrissons nés à partir du 1er janvier 2018 avec une première dose à l'âge de 5 mois. Cette vaccination est recommandée chez les personnes non vaccinées jusqu'à l'âge de 24 ans.
La méningite dite "aiguë" provient d'une infection du liquide céphalorachidien (liquide circulant entre les méninges) par un virus, une bactérie ou beaucoup plus rarement par un champignon ou un parasite.
La méningite correspond à l'inflammation des membranes enveloppant le système nerveux central appelées "méninges". Dans sa forme la plus grave, qualifiée de foudroyante, la méningite peut être mortelle. L'inflammation est le plus souvent d'origine bactérienne, majoritairement à méningocoque.
Méningite à Listeria monocytogenes
Listeria monocytogenes se transmet par voie digestive lors de la consommation de laitages ou de charcuterie contaminés.
Chez l'enfant, l'adolescent et l'adulte, une nuque raide associées à des douleurs insupportables est l'un des symptômes typiques de la méningite.
Des maux de tête, intenses et d'arrivée brutale, ils sont accentués par le bruit, la lumière et les mouvements. Une fièvre élevée, d'environ 39°C. Une photophobie, c'est-à-dire une difficulté voire une impossibilité à supporter la lumière.
Pour faire le diagnostic de méningite, il faut analyser le liquide céphalorachidien (LCR), recueilli par une ponction lombaire pratiquée en urgence. L'aspect du LCR permet d'orienter vers une origine bactérienne (présence de pus) ou virale.
En effet, si les méningites bactérienne et virale sont très contagieuses, elles ne le sont pas autant que le rhume ou la grippe. Comme ces maladies courantes, la méningite se transmet par des gouttelettes de sécrétions respiratoires, échangées lors de contacts rapprochés.
La méningite virale commence habituellement par une infection des voies respiratoires supérieures. Ses symptômes sont ceux d'un rhume (fièvre, toux sèche, nez qui coule) ou d'une grippe (fatigue, douleurs musculaires, fièvre).
Le déficit héréditaire en complément est une pathologie rare. Il prédispose à plusieurs pathologies dont les maladies auto-immunes, les glomérulonéphrites, les angiœdèmes et les méningites à méningocoque.
Le vaccin Men-C-ACYW protège contre 4 types de germe du méningocoque (A, C, Y et W-135). En général, ce vaccin est offert seulement aux personnes plus vulnérables à la méningococcie (parce qu'elles n'ont pas de rate ou sont atteintes de certains problèmes de santé).
Les bébés nés après le 1er janvier 2018 doivent recevoir la première dose de vaccin contre la méningite à 5 mois, puis la deuxième à 12 mois. Les bébés nés avant le 1er janvier 2018 et ayant moins de 12 mois, doivent également recevoir deux doses, une à 5 mois et l'autre à 12 mois.