Conclusion. Dans une période de raréfaction des ressources fossiles, le choix, ou non, d'exploiter la ressource non-renouvelable des gaz de schistes fait appel à des critères politiques, industriels, sociétaux et environnementaux.
Les inconvénients de l'exploitation du gaz de schiste
Or, il se compose majoritairement de méthane (CH4), un gaz à effet de serregaz à effet de serre considérablement plus puissant que le CO2. Les installations de surface doivent reposer sur des sols bétonnés ou goudronnés reliés au réseau routier.
Ensuite, cette technique d'extraction nécessite une immense quantité d'eau. En moyenne, il faut 15 millions de litres sont nécessaires pour atteindre un seul réservoir de gaz de schiste. C'est pour ces raisons environnementales que la technique de fracturation hydraulique est interdite en France.
Pourquoi y a t-il tant d'intérêt pour le gaz de schiste ? C'est une manne d'énergie importante. À cause de l'augmentation des prix des hydrocarbures et de l'accroissement de la demande énergétique à l'échelle de la planète.
Dans un rapport paru en novembre 2014 , le consultant américain IHS estime que le prix de revient de 80 % de la production sera compris en 2015 entre 50 et 70 dollars le baril.
Gaz de schiste & fracturation hydraulique
Ce procédé est une technique d'extraction de gaz fossile, qui consiste à injecter un liquide à haute pression contenant des produits chimiques, pour fissurer une roche et la rendre perméable. Ce procédé, extrêmement polluant, est interdit en France depuis 2011.
La Chine serait le pays le plus riche au monde en gaz de schiste (31 500 milliards de m3) et le troisième pour le pétrole de schiste (32 milliards de barils). Les Etats-Unis, eux, se placeraient au quatrième rang pour le gaz et au deuxième pour le pétrole.
En France, on trouve plusieurs gisements de gaz de schiste, notamment dans le Sud rhodanien, en Ardèche, dans la Drôme ou encore dans le Gard. L'exploitation de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique est cependant interdite depuis 2011 dans l'Hexagone.
Au moment où les livraisons de gaz en provenance de la Russie ont cessé, le gaz russe ne représentait plus que 9% du gaz consommé en France (contre 17% en février 2022). Ce n'est pas notre source principale d'approvisionnement, contrairement à certains autres pays européens.
La Chine posséderait les plus grosses réserves de gaz de « schiste » du monde. Par ailleurs, un quart de ces ressources mondiales se situerait en Amérique du Nord. Quant aux sous-sols du Moyen-Orient, des pays de l'ex-URSS, d'Amérique du Sud et d'Europe, ils abriteraient aussi des réserves non négligeables.
Importations de gaz naturel par pays d'origine
La Norvège demeure le principal fournisseur de la France (36 % du total des entrées brutes), devant la Russie (17 %), l'Algérie (8 %), les Pays-Bas (8 %), le Nigeria (7 %) et le Qatar (2 %).
Pour l'extraire, il faut forer entre 3 000 à 5 000 mètres, soit environ trois fois plus que pour des hydrocarbures conventionnels. De l'eau et des additifs chimiques sont ensuite injectés à très haute pression dans la roche pour la fissurer et récupérer le pétrole, c'est la fracturation hydraulique.
Gaz naturel : de quelle région du monde vient-il ? Les deux tiers des ressources de gaz naturel actuellement connues se situent en Russie et au Moyen-Orient. La France, quant à elle, importe son gaz naturel principalement de Norvège (43 %), de Russie (21 %), des Pays-Bas (11 %) et d'Algérie (8 %)(2).
Qu'est-ce que le gaz de schiste ? La définition du gaz de schiste est similaire à celle du gaz naturel : comme lui, et de même que le charbon et le pétrole, il s'agit d'une énergie fossile présente en très grande quantité dans nos sols.
Le gaz de schiste est un gaz naturellement contenu dans certaines roches. Il se trouve sur tous les continents et représente actuellement 32 % du gaz naturel présent dans le monde. On vous explique ce qu'est cette ressource énergétique naturelle polémique et pourtant méconnue.
L'argile présente dans la roche schisteuse lui confère un caractère imperméable et très peu poreux. Le gaz de schiste est ainsi « piégé » dans la roche qui lui a donné naissance, c'est pourquoi il est aussi appelé « gaz de roche-mère ». Cette imperméabilité rocheuse a pour effet de rendre l'extraction du gaz complexe.
D'abord, parce que l'Union européenne est une très grande consommatrice de ce gaz importé. En 2020, elle s'est fait livrer 400 milliards de mètres cubes de gaz. Quelque 152 milliards de mètres cubes provenaient de Russie, soit près de 40% des importations.
C'est désormais l'Asie qui en est devenue l'un des principaux acheteurs. En raison des sanctions imposées après le début de la guerre, la Chine et l'Inde acquièrent à des prix très concurrentiels le pétrole dont les pays occidentaux ne veulent plus. Même moins cher, le pétrole russe rapporte énormément au Moscou.
Si de nombreux pays d'Europe centrale ou orientale dépendent entièrement de la Russie pour leur approvisionnement en gaz, comme la Slovaquie ou les Pays Baltes, la part du gaz russe est de 80 % en Pologne, 65 % en Autriche, 37 % en Allemagne et en Italie et 24 % en France.
C'est en 1825 que commence la toute première exploitation de gaz de schiste. A cette époque, Gary Lash, directeur du Shale research institute (institut de recherche du schiste), creuse un puit vertical sur une dizaine de mètres, dans l'État de New York, au États Unis, et récupère simplement le gaz qui en remonte.
L'agence onusienne donne l'exemple des sites de Barnett et Marcellus en Pennsylvanie, aux Etats- Unis, où le gaz de schiste est extrait à une profondeur comprise entre 1.300 et 4.000 mètres, tandis que les aquifères se situent entre 120 et 360 mètres.
On trouve deux types de schistes de ces terrils : le rouge, résultat d'une combustion naturelle, mais pouvant être contrôlée, à l'intérieur des terrils, devient résistant. le noir, son état naturel, non cuit, est plus friable et plus gras.
Les États-Unis sont les principaux producteurs de pétrole au monde avec 11,5 millions de barils produits par jour.
Grâce à l'exploitation des roches de schiste, la production de gaz et de pétrole américaine explose. Et cause des dégâts environnementaux en pagaille : destruction des paysages, pollution des eaux, séismes locaux, voie migratoire des oiseaux chamboulée, émissions de méthane...
En France, le propane est issu à près de 40% des champs de gaz naturel. Les 60% restant, ainsi que la totalité du butane, proviennent du raffinage du pétrole brut.