C'est donc un excès de création monétaire par les banques commerciales ou par le financement du déficit public par la banque centrale (ce que l'on dénomme souvent par l'expression « faire fonctionner la planche à billets ») qui est à l'origine de l'inflation.
L'inflation est en grande partie alimentée par la hausse du profit des entreprises, selon le FMI. G.N. Quand les prix augmentent, il faut bien que l'argent aille quelque part. Et sur ces deux dernières années en Europe, il est parti dans les poches des entreprises.
Pour contrôler l'inflation, la banque centrale peut agir sur deux leviers : son taux directeur, ou la quantité de monnaie qu'elle émet. Ces deux instruments ne peuvent cependant pas être utilisés en même temps, toute variation des taux entraînant une variation de la quantité de monnaie, et réciproquement.
Avant les établissements financiers, les premiers grands profiteurs de la crise sont les multinationales du négoce. Elles sont le maître d'un jeu où elles gagnent à chaque fois avec leurs stocks, dont personne ne connaît l'ampleur.
La lutte contre l'inflation doit être envisagée moins comme un ensemble de problèmes fiscaux, financiers, voire monétaires, que comme un problème purement économique. Il s'agit de produire des biens nouveaux, soit en réduisant d'autres productions, soit en développant la production.
L'inflation peut survenir lorsque la demande pour quelque chose est supérieure à ce que l'économie peut fournir. Par exemple, s'il y a plus de personnes souhaitant acheter une maison dans votre ville qu'il n'y a de maisons à vendre, le prix des maisons augmentera.
La faute à une hausse des marges
L'Insee le confirme, cette inflation n'est due que pour moitié aux coûts de l'énergie et des matières premières. L'autre moitié vient des entreprises agroalimentaires, qui ont amélioré leurs marges, avec une sorte d'effet d'aubaine. En 2021, elles ont comprimé leurs marges.
L'inflation est un élément positif net lorsqu'elle est modérée, car elle stimule la croissance des salaires et l'investissement. Un taux d'inflation élevé est insoutenable et incite les investisseurs à conserver leur argent au lieu de le dépenser.
L'inflation en France restera élevée jusqu'à fin 2023, prévoit l'OFCE.
Une hausse globale des prix
Dans une économie de marché, les prix des biens et des services varient. Certains augmentent, d'autres diminuent. On parle d'inflation lorsque les prix augmentent globalement, et non uniquement les prix de quelques biens et services.
Les prix alimentaires flamberont encore en 2023
L'Insee prévoit une « contribution assez faible autour de la mi-année » pour les frais d'énergie à l'inflation, alors que celle-ci a été le moteur de la hausse des prix pendant des mois. Source : Insee, note de conjoncture du mardi 7 février 2023.
L'inflation est favorable aux emprunteurs
Les salaires progressent en fonction des hausses des prix, mais pas les mensualités de vos emprunts. Par conséquent, le poids relatif de l'emprunt au sein des revenus décroît. La période semble donc propice à un achat immobilier.
La déflation est l'opposé de l'inflation. Alors qu'en cas d'inflation, l'argent perd de sa valeur et que les prix ne cessent de croître, en cas de déflation, les prix des biens et des services baissent et la valeur de l'argent augmente.
Certains peuvent baisser, mais pas tous, ça veut surtout dire que c'est moins dynamique qu'un an plus tôt [et que les prix ont augmenté moins vite sur la période, ndlr]. Ce qui fait dire à l'expert qu'en 2023, « on constatera peut-être des moindres hausses, mais des baisses, ce n'est pas certain ».
L'Institut national des statistiques constate qu'en juillet 2023, le taux de l'inflation a atteint 4,3%, soit une baisse de 1,8% par rapport à juillet 2022. Cette légère baisse de l'inflation est due notamment au recul des prix de l'alimentaire qui, jusque là, tiraient vers le haut l'augmentation globale des tarifs.
La moindre exposition à la flambée des prix de l'énergie fossile et les dispositifs publics de soutien aux ménages ont notamment permis de limiter la hausse des prix.
Il y a trois raisons principales à cela : la réouverture rapide de notre économie, l'augmentation des prix de l'énergie, qui pousse l'inflation à la hausse, et un facteur que les statisticiens appellent « effet de base ».
Une baisse des prix attendue dès le mois de mars 2024
Selon NielsenIQ, “dans le scénario le plus probable, une baisse des prix se ferait sentir à la rentrée de septembre”. L'inflation pour la rentrée devrait alors se situer à +17,6% (toujours versus janvier 2022).
Pour stabiliser les prix, et donc limiter l'inflation, la Banque centrale joue généralement sur les taux d'intérêt. La logique est assez simple : lorsque les taux d'intérêt sont bas, les particuliers et les entreprises seront plus enclins à souscrire un crédit pour financer leurs projets.
C'est le caractère généralisé de la hausse des prix. Donc, comme souvent en économie, l'inflation a un effet négatif : la hausse des prix engendre une baisse du pouvoir d'achat du consommateur, puis un effet positif, puisque cet effet prix entraine une hausse des salaires donc, une hausse du pouvoir d'achat.
Lutter contre l'inflation par la politique monétaire
En augmentant les taux d'intérêts, les banques centrales peuvent limiter la demande de prêts et de crédits, ce qui peut réduire la demande globale de biens et de services et ainsi limiter l'inflation.
L'inflation et l'investissement immobilier
Les investisseurs peuvent chercher à investir dans l'immobilier pour protéger leur patrimoine contre l'inflation, car les propriétés immobilières peuvent souvent maintenir leur valeur au fil du temps et également les loyers.
Pourtant, face aux prix en constante augmentation, nombreux sont ceux qui la délaissent. En pleine période d'inflation, pourquoi est-ce le moment rêvé d'investir dans l'immobilier ? Tout simplement parce que c'est le meilleur moment pour s'endetter. C'est très simple : la valeur réelle de l'argent chute.