Celui-ci est accusé d'avoir tué son fils pour l'empêcher de se convertir au catholicisme, qui était la seule religion autorisée à l'époque. Y voyant une manifestation du fanatisme qu'il ne cesse de combattre, Voltaire s'empare de l'affaire et se lance dans une longue investigation.
L'affaire Calas commence le 13 octobre 1761, lorsque Jean Calas, négociant protestant toulousain, découvre à son domicile son fils Marc-Antoine mort, étranglé. Pensant qu'il s'est donné la mort et afin d'éviter le traitement infligé à l'époque aux suicidés, il tente maladroitement de camoufler le suicide en meurtre.
La calomnie, attisée par le fanatisme religieux, accuse Calas d'avoir tué son fils pour l'empêcher de se convertir au catholicisme. L'affaire est portée devant le parlement de Toulouse : condamné au supplice de la roue, Calas est exécuté le 10 mars 1762.
Voltaire va dès lors tout entreprendre pour défendre la mémoire de Jean Calas et porter l'affaire publiquement.
Jean Calas était un commerçant protestant de Toulouse. Son fils ayant été trouvé mort étranglé ou pendu selon le médecin présent sur place, Jean Calas est accusé de l'avoir assassiné pour empêcher le jeune homme de se convertir au catholicisme.
C'est ainsi qu'un an après la mort de Jean Calas, Voltaire publie en 1763 son « Traité sur la tolérance », ouvrage dans lequel il s'en prend violemment aux fanatismes religieux. Cette publication remet l'affaire sous la lumière, et la famille Calas obtient un entretien auprès du roi Louis XV.
Voltaire a estimé que l'État devrait avoir une religion officielle, les autres devant seulement être tolérées. Il lutte cependant contre la persécution des mécréants et des croyants d'autres religions, à commencer par les protestants. Voltaire combat pour la défense des victimes du fanatisme religieux.
Rapidement convaincu de l'innocence de Calas, Voltaire, indigné, décide d'alerter l'opinion et de convaincre la cour, les juges, et jusqu'au roi lui-même – et, pour dénoncer l'inanité de ces luttes religieuses, il écrit le Traité sur la tolérance.
Voltaire dénonçait l'injustice sociale, l'intolérance religieuse et le pouvoir arbitraire. Ses idées appartenaient à l'esprit des Lumières, un mouvement philosophique, scientifique et littéraire du 18e siècle qui voulait défendre la Raison et la Liberté de l'Homme contre l'obscurantisme et les persécutions.
Un des grands combats de Voltaire contre l'erreur judiciaire
Mais la rumeur publique et la justice l'accusent de l'avoir lui-même assassiné pour l'empêcher de se convertir au catholicisme. Le jugement est rendu le 10 mars 1762. Jean Calas est condamné à mort. Il est roué vif, puis étranglé et brûlé.
Voltaire meurt le 30 mai 1778, à Paris, à l'âge de 83 ans – un âge très avancé pour l'époque – des suites d'une maladie (l'autopsie réalisée à son décès permettra de lui diagnostiquer, bien plus tard, un cancer).
Aussitôt, la foule porte une accusation : les protestants Calas ont assassiné leur fils Marc-Antoine qui voulait se convertir au catholicisme. Alerté par la clameur publique, le capitoul4, David de Beaudrigue, intervient sur le champ avec sa « main forte », la force publique.
Réhabilité par Voltaire
Condamné à mort, le père avait été exécuté en 1762 sur la place Saint-Georges. Voltaire, convaincu de l'innocence de Jean Calas, avait obtenu en 1765 sa réhabilitation auprès de Louis XV, après avoir publié en novembre 1763 son célèbre Traité sur la tolérance.
(2022). 9 Mars 1765. Voltaire obtient la réhabilitation de Jean Calas.
Si on le connaît principalement aujourd'hui pour ses contes, dont Zadig ou la Destinée (1748) et Candide ou l'Optimisme (1759), ainsi que pour ses écrits philosophiques, tels que le Dictionnaire philosophique (1764), Voltaire est aussi l'auteur de plus de 25 000 vers, dont l'épopée la plus célèbre est La Henriade (1723 ...
Persuadé que la fortune des nantis profite aussi aux plus démunis, il propose une des premières théories du ruissellement : réinvesties dans l'économie, les ressources des riches stimulent croissance et emploi.
Il y critique le fanatisme religieux et les superstitions et prône la tolérance entre les religions.
Analyse : texte engagé et emblématique de l'œuvre de Voltaire dans lequel il dénonce l'esclavage, l'hypocrisie, la guerre et remet en cause la philosophie de l'optimisme du XVIIe siècle.
Mouvement littéraire, culturel et philosophique du XVIIIe siècle, les Lumières sont incarnées par des philosophes comme Rousseau, Montesquieu ou Voltaire. Leur but : la connaissance, l'égalité, la liberté face à la superstition, l'intolérance et la tyrannie.
Le 9 mars 1762, Jean Calas est condamné à mort par le Parlement de Toulouse. Il est roué vif, étranglé et brûlé sur la place Saint-Georges le lendemain.
« Philosophes dans les épidémies » (3/5). A 29 ans, le poète et dramaturge, malade de la « petite vérole », échappe de peu à la mort. Il ressort de cette épreuve convaincu de l'intérêt de l'inoculation, ancêtre des vaccins et combat des Lumières.
Constamment au bord de la mort, Voltaire était à l'affût de tous les remèdes nouveaux, ce qui l'incita à ingurgiter une quantité inimaginable de médicaments. En 1723, il contracte la variole. Dans une lettre adressée au baron de Breteuil, il raconta en détail sa maladie et sa guérison miraculeuse.
Voltaire finit par se retirer en Suisse, puis à Ferney, auprès de sa nièce. C'est de là qu'il s'engage au côté de la famille Calas pour réhabiliter le père, accusé et condamné à tort pour le meurtre de son fils.
L'affaire Calas a eu lieu entre 1761 et 1765. Jean Calas (marchand d'étoffes), négociant à Toulouse, de confession protestante (alors interdite en France), est accusé d'avoir assassiné son fils pour l'empêcher de se convertir au catholicisme.
Condamné pour des écrits satiriques contre le régent Philippe d'Orléans, Voltaire est embastillé une première fois pendant onze mois, en 1717-1718. C'est lors de son emprisonnement, qu'il rédige sa première pièce de théâtre, Œdipe, une tragédie.