Etant posé en principe que le but de la bonne éducation est, comme le dit Platon, « de donner au corps et à l'âme toute la beauté et toute la perfection dont ils sont capables », elle ne doit pas attendre que l'enfant ait vu le jour pour s'exercer sur lui.
Or justement, chez Platon, comme il l'explique dans la République, la fin de l'éducation est en quelque sorte duale. Elle prend pour finalité l'accès à l'Un-Bien, l'accès aux essences et au principe anhypothétique. Elle a donc une finalité métaphysique en ce sens précis.
La convocation platonicienne des mythes et des images de même nature permet à ce philosophe de structurer ce que nous appelons la pédagogie par l'image. Malgré le recours à ce type de pédagogie, la conception platonicienne de l'éducation reste élitiste et consacre une pédagogie de l'exclusion.
Dans La République, Platon propose une célèbre théorie de la connaissance qui divise les choses connaissables en deux : le monde intelligible et le monde sensible. Le monde des choses sensibles est celui où celles-ci apparaissent sous la forme « d'images ».
Apprendre, c'est faire effort pour s'instruire ; c'est chercher à savoir. Or le savoir qu'on cherche n'est pas celui qu'on a. On ne cherche pas ce que l'on sait déjà. Ce que l'on cherche, ce n'est donc pas ce que l'on sait ; mais ce n'est pas non plus ce que l'on ne sait pas.
Pour Socrate relayé par Platon, la finalité de l'éducation est donc l'orientation vers la vérité du Bien et des valeurs qui en dérivent, une formation qui vise l'excellence intellectuelle et morale de l'homme, l'arétè des Grecs.
Pour Aristote, la finalité de l'éducation est identique à la finalité de l'homme. Évidemment, toute éducation vise, explicitement ou implicitement, un idéal humain. Mais, pour Aristote, l'éducation est indispensable pour l'actualisation complète de l'homme. Le bien suprême auquel tout homme aspire, c'est le bonheur.
Les idées sont dans « un lieu au-delà du ciel », « sans couleur et sans forme ». Elles sont au-delà du monde sensible et même du monde divin. L'idéalisme de Platon est donc un réalisme : les idées (essences des scolastiques) existent réellement dans la partie transcendante et immuable du monde.
La nature imparfaite de l'homme ne l'empêchera jamais de concevoir un ordre commun meilleur que celui qui règle sa vie, ni de comprendre que c'est grâce à la pensée qu'il pourra l'approcher.
La doctrine de Platon
La théorie des Formes occupe un rôle central dans l'ensemble de la philosophie platonicienne : D'un point de vue ontologique, les formes sont les êtres les plus réels, les choses matérielles n'étant que des copies des Formes, produites par le démiurge concernant les choses matérielles ( cf.
Le projet philosophique de Platon constitue un système complet de recherche du Vrai, du Beau, du Juste, du Bien. Il est indissociable d'un projet politique. Platon veut que la cité soit gouvernée par les sages. Platon est le fondateur de la métaphysique.
Platon veut s'élever au-dessus de la réalité et accéder à la Vérité par la réminiscence ; Aristote recherche une adéquation à la réalité à établir grâce aux lois logiques. Pour le premier les principes précèdent les faits, pour le second c'est l'inverse, les faits passent avant les principes.
Si le ressouvenir des formes intelligibles constitue pour Platon la connaissance parfaite ou la science (ἐπιστήμη), il n'en demeure pas moins que dans la République Platon reconnaît divers niveaux ou degrés de connaissance : la connaissance sensible, la connaissance mathématique et la connaissance dialectique ou ...
Aristote (384-322 av. J.-C. ) est un philosophe et polymathe grec de l'Antiquité. Il est avec Platon, dont il a été le disciple à l'Académie, l'un des penseurs les plus influents que le monde occidental ait connu.
La seule amitié qui puisse avoir du sens est celle entre le maître et son disciple. Le fond de l'amitié, c'est donc l'inégalité, combinée à une « égalité de désir semblable », tourné vers le Bien. Aristote, disciple de Platon, n'entretiendra pas ce rapport de révérence à son maître.
1. Art de former une personne, spécialement un enfant ou un adolescent, en développant ses qualités physiques, intellectuelles et morales, de façon à lui permettre d'affronter sa vie personnelle et sociale avec une personnalité suffisamment épanouie; p. méton., moyens mis en œuvre pour assurer cette formation.
“Il n'y a point de travail honteux.” “Rien n'est trop difficile pour la jeunesse.” Vos avis (53) : “Le bonheur c'est le plaisir sans remords. ”
L'éducation « travaillait » l'enfant en vue de le rendre conforme à un modèle idéal répondant à des normes sociales. Dans l'optique de Rousseau, la situation doit changer du tout au tout. Selon lui, il ne faut pas traiter l'enfant comme un moyen, mais plutôt comme une fin absolue.
Les sophistes sont considérés comme les ennemis de Socrate puis de Platon, qui leur reprochent de ne pas chercher la vérité, le bien ou la justice, mais seulement leur propre gloire en défendant avec des arguments fallacieux n'importe quelle opinion (doxa en grec, qui signifie aussi : gloire).
C'était une invitation à connaître sa condition, sa place dans le monde, entre les bêtes et les dieux, donc à déterminer ce à quoi le destin nous porte sans chercher à en dépasser les limites.
En effet, contrairement au monde sensible, où les choses sont multiples et changent sans cesse, en proie au temps et donc au devenir (genesis), le monde intelligible contient ainsi des entités stables. Elles restent les mêmes, de toute éternité : ce sont ces eide (pluriel d'eidos).
Platon est le disciple de Socrate durant neuf ans, de 407 à la mort du maître, en 399 av. J. -C. Malade, plein de regrets déchirants et d'indignation après le procès et la condamnation de Socrate, il ne peut assister à la mort du philosophe.
Ainsi, Platon adopte une stratégie de remplacement et d'absorption de la culture par la philosophie, alors qu'Aristote emploie une approche pragmatique. Cette distinction de points de vue comporte des conséquences que nous vivons encore dans nos débats et discussions sur la culture.
Les philosophes grecs ont abondamment discuté de ce régime : ainsi Platon dans la République voit le caractère propre de l'oligarchie dans la division sociale selon la fortune : « L'oligarchie est la forme de gouvernement fondée sur le cens, où les riches commandent et où les pauvres n'ont point de part à l'autorité. » ...