À la différence de la tragédie, qui présente le destin funeste d'un héros dans un style élevé, le drame met en scène une action sérieuse, dont l'issue n'est pas forcément fatale, et peut recourir au mélange des genres.
Comme dit dans le nom, la tragédie classique impose une certaine forme de respect aux règles classiques comme celle des trois unités (action, lieu, temps). Tandis que le drame romantique lui est un art plus libéré qui se veut simple sans respecter des règles données.
Qui suscite une émotion violente, terrible : Sort tragique. 3. Qui exprime l'angoisse, la terreur, une émotion violente : Voix tragique.
Il se caractérise par son refus des règles classiques (sauf l'unité d'action) et le mélange de multiples tonalités (pathétique, épique, lyrique et comique). Le but est de saisir le personnage dans son évolution et dans ses contradictions (beauté-laideur/sublime-grotesque).
alarmant, grave, inquiétant, mauvais, menaçant, sérieux, sombre. Contraire : burlesque, comique, désopilant, drôle, gai, hilarant, inénarrable, risible.
Qui comporte de sérieux dangers, des conséquences graves ; tragique, terrible : La situation financière devient dramatique. 5. Qui suscite une vive émotion ; poignant : L'intensité dramatique de la scène finale.
accident, calamité, catastrophe, coup du sort, coup dur, drame, malheur.
L'opposition aux règles classiques, le héros romantique
Refus de la règle de bienséance : par souci de réalisme, les romantiques veulent montrer sur scène ce qui existe (meurtres, suicides, duels, etc. ; Cf. Chatterton, Ruy Blas, Hernani et Lorenzaccio de Musset).
Drames et tragédies grotesques
En 1832, Victor Hugo engage deux projets monumentaux : la « tragédie grotesque » en vers, Le Roi s'amuse, est représentée au Théâtre-Français le 22 novembre 1832, et le drame en prose, Lucrèce Borgia, au Théâtre de la Porte-Saint-Martin, le 2 février 1833.
Héritière d'une longue série de conflits autour de l'esthétique théâtrale, la bataille d'Hernani, aux motivations politiques au moins autant qu'esthétiques, est restée célèbre pour avoir été le terrain d'affrontement entre les « classiques », partisans d'une hiérarchisation stricte des genres théâtraux, et la nouvelle ...
Pièce de théâtre caractérisée par la gravité de son langage et une action menant à une issue fatale un ou plusieurs de ses personnages.
Le mot drame vient du latin drama, issu du grec δράμα qui signifie « pièce de théâtre ». Il n'a donc pas, à l'origine, le sens « tragique » avec lequel on l'associe aujourd'hui. À l'origine, le terme drame désigne toute pièce de théâtre.
Selon Aristote, la tragédie entraîne une purgation des passions ou purification des émotionnelle chez le spectateur : « En représentant la pitié et la terreur, [la tragédie] réalise une épuration de ce genre d'émotions ». Il ajoute que ce phénomène est possible « par l'entremise de la pitié et de la crainte ».
facile. au moins, pour le moins (c'est à vingt bornes, facile !)
On parle de registre dramatique pour un texte dans lequel des événements inattendus se succèdent rapidement de sorte que le lecteur ou le spectateur est maintenu dans un état d'incertitude ou d'attente (→ suspense).
Qui émeut vivement et profondément, notamment par le spectacle ou l'évocation de la souffrance. Synon. bouleversant, déchirant, dramatique, émouvant, poignant, saisissant, touchant.
Synonyme : affolant, catastrophique, dantesque, dramatique, effrayant, effroyable, épouvantable, horrible, horrifiant, redoutable, sinistre, sombre, terrifiant, tragique. – Familier : cauchemardesque, cauchemardeux. – Littéraire : horrifique.
affligeant, amer, atroce, cruel, cuisant, déchirant, désolant, lancinant, navrant, pénible. Contraire : joyeux.
Né au début du XVIII° siècle du déclin de la tragédie et de l'observation des mœurs à laquelle s'est vouée la comédie, le drame se compose de deux sous-genres : le drame bourgeois et le drame romantique.
Définition des genres théâtraux: La Tragédie. La Comédie. Le Drame.
Le 25 février 1830 a lieu la première représentation d'Hernani, drame romantique de Victor Hugo particulièrement novateur car il ne respecte pas la règle des trois unités et malmène dès les premières répliques la correspondance entre la syntaxe et le vers (nombreux rejets, enjambements...).