C'est en 1955 que le sexologue John Money va créer le terme « genre » se basant sur l'étude d'enfants hermaphrodites et leur éducation, pour ensuite être repris, modifié et élaboré jusqu'à en obtenir le sens que nous connaissons tous aujourd'hui.
Étymologie. (Nom 1) (Siècle à préciser) Du latin genus (« genre, sorte, espèce, race, famille, origine »). (Nom 2) ( XX e siècle) Calque de l'anglais gender.
Initialement introduit par les sciences psycho-médicales dans les années 1950, puis développé sous l'impulsion des sciences sociales à partir des années 1970, le genre servait alors à distinguer ce qui dans la division entre les sexes relevait du psychologique ou du social et non du biologique.
John Money, le père de la "théorie du genre", l'avait testée sur des jumeaux. Récit.
À la naissance, nos organes génitaux déterminent notre genre « féminin » ou « masculin ». Mais l'identité de genre, c'est autre chose. Il s'agit du sentiment profond de qui on est. Et ce sentiment ne correspond pas toujours au sexe biologique.
Ces dernières années, les personnes se définissant comme non-binaires, c'est-à-dire en dehors des normes de genre féminin ou masculin, adoptent un pronom neutre. Mais faute de mot français équivalent au "they" neutre anglais, certains font le choix d'utiliser le néologisme "iel".
"Le genre ne se réfère ni à la femme, ni à l'homme en soi, ni au sexe, mais aux rapports qui existent entre eux. Le genre est donc une variable sociale qui permet de différencier, d'organiser et de structurer les rapports des acteurs et actrices sociaux/sociales.
Le terme genre renvoie aux rôles, aux comportements, aux expressions et aux identités que la société construit pour les hommes, les femmes, les filles, les garçons et personnes de divers sexes et de genre.
Les origines du concept genre
Il vient d'une discipline universitaire appelée « genderstudies », l'étude des genres, qui est née aux Etats-Unis dans les années 70 dans les milieux de la recherche autour des rapports Hommes/Femmes. C'est le psychanalyste Robert Stoller qui popularise cette notion en 1968.
Parler de genre, c'est :
interroger les stéréotypes liés à la « féminité » et la « masculinité » pour promouvoir l'égalité salariale et le partage des tâches parentales. prévenir les propos sexistes pour combattre les discriminations et les violences.
Retenez bien que le genre se base sur les concepts de l'égalité, de la mixité, et de la parité : ces trois termes désignent à la fois des principes et des objectifs à atteindre. Ils représentent des valeurs qui guident, dirigent et influencent les politiques publiques et éducatives.
Les logiques morphologiques et phonétiques sont les principales raisons des marques de genre dans la grammaire française. Les phénomènes de langue sont principalement déconnectés de la réalité sociétale. Mais il est impossible de nier l'influence qu'a eue le monde extérieur dans certains cas.
Définition "genre humain"
n.m. La race humaine dans ce qu'elle a de spécifique par rapport aux autres espèces.
Par « genre » on entend la construction socioculturelle des rôles masculins et féminins et des rapports entre les hommes et les femmes. Alors que « sexe » fait référence aux caractéristiques biologiques, être né(e) homme ou femme, le genre décrit des fonctions sociales assimilées et inculquées culturellement.
La binarité de genre, aussi appelée binarisme de genre, bicatégorisation, genrisme ou genderisme, est un concept utilisé en sciences sociales pour désigner la catégorisation de l'identité de genre en deux et uniquement deux formes distinctes et complémentaires : masculin et féminin.
2.1.
Les spécialistes des sciences sociales et ceux du développement utilisent deux termes distincts pour marquer, entre hommes et femmes, les différences déterminées biologiquement et celles construites socialement: il s'agit dans le premier cas du mot “sexe”, dans le second cas du vocable “genre”.
Les autres genres littéraires
Souvent, seuls les cinq premiers genres littéraires sont étudiés (récit, poésie, théâtre, argumentaire, épistolaire).
1 - Personne cisgenre
Cette catégorie comprend les personnes dont le genre déclaré correspond à leur sexe à la naissance déclaré. Elle comprend les hommes et les femmes cisgenres (cis).
« Le pronom "iel" a été créé par des personnes non-binaires au sein de la communauté LGBTQ+ . Mais cette intégration au Robert est bien la confirmation d'un usage qui va au-delà du cercle des personnes concernées », estime Aline Laurent-Mayard, journaliste qui se définit comme non binaire*.
Les personnes pansexuelles ont une sexualité sans frontières. Elles sont attirées sentimentalement et/ou sexuellement par d'autres individus, sans se soucier du sexe anatomique ou du genre des autres personnes. Ainsi, elles peuvent aussi bien tomber amoureuses d'une femme, d'un homme ou d'un transexuel.